‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 187 sur 263 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PHARNASPE, EMIRÈNE, ADRIEN, RUTILE.

ADRIEN, sortant du ^lalais.

J'ai tardé trop long-temps à punir son forfait, Allez de ce barbare ordonner le supplice.

[Rutile sort avec les gardes.) ÉMIRÈNE.

Ah! seigneur, arrêtez , que ma voix vous fléchisse !

ADRIEN

Non.

ÉMIRÈNE.

Daignez m'écouter, vous serez satisfait.

PHARNASPE.

Ton épouse à tes pieds implore ta clémence.

-Mon épouse !

PHARNASPE.

Seigneur, Emirène est à toi.

Elle t'offre sa main, elle renonce à moi : Puisse-t-elle à ce prix désarmer ta vengeance !

ADRIEN

Qu'entends-je?

PHARNASPE.

Je lui rends sa foi.

Oui, dussé-je en perdre la vie, Pour sauver Cosroès, je te la sacrifie.

284 ADRIEN

ADRIEN

O générosité qu'à peine je conçois!

Emirène !

ÉM IRÈNE

Seigneur!

ADRIEN

Vous gardez le silence?

ÉM IRÈNE

Pliarnaspe vous répond de mon obéissance. Je subirai la loi que vous m'imposerez:

Et pourvu que mon père vive ,

Votre épouse, ou voire captive, Je vous suivrai partout où vous me conduirez.

Ah! ne craignez pas qu' Emirène Vous accuse jamais de causer son malheur; Elle vous chérira comme un libérateur, Et son cœur oublîra qu'il eut une autre chaîne. Je vous suivrai, etc.

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