‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 232 sur 263 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BION, seul.

La nuit a disparu. Du haut de ces montagnes La lumière descend sur l'aile des zéphyrs; J'entends déjà de loin l'habitant des campagnes; Il reprend ses travaux , reprenons nos plaisirs.

{Il prend sa lyre el s'assied.) Tandis que vers ces bords l'astre du jour s'avance Pour répandre la vie et la fécondité , Elevons jusqu'à lui notre reconnaissance , Et saluons le dieu qui nous rend la clarté.

Blond Phébus , la brillante aurore \ient d'ouvrir ia porte des cieux; D'un voile de pourpre à mes yeux La cîme des monts se colore.

Ton éclat m'annonce un beau jour :

Tu viens ranimer la nature,

Tu rends à Flore sa parure ^

Tu donnes des yeux à l'Amour.

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