SCÈNE YII
NEPHTÉ, AMÉDÈS, CHEMMIS , qui reste loin de Nephié immobile.
AMÉDÈS.
Je sais tous vos malheurs, l'usurpateur prospère. Mes pas sont observés, on attente à mes jours, Et le ciel à nos pleurs refuse son secours,
NEPHTÉ.
Qu'est devenu mon fils?
AMÉDES.
Nos prêtres l'environnent , Et tous expireront avant qu'ils l'abandonnent.
NEPHTÉ.
O jour rempli d'horreurs!
AMÉDÈS.
O terrible destin !
NEPHTÉ.
Faut-il qu'un parricide
AMÉDÈS,
Un infâme assassin ?,....
CHEMMIS , de loin.
Prêtre, ressomaens-toi que Phares est ton maître, Qu'il te voit , qu'il t'entend , qu'un seul mot indiscret Du nombre des vivans te fera disparaître; Apprends à mériter la grâce qu'il te fait.
NEPHTÉ.
Qu'ai-je entendu, grands dieux! un vil esclave, un traître Jusque dans ce palais porte ses attentats?
AMÉDÈS.
Juste ciel ! daigne armer mon bras.
NEPHTÉ.
Hélas! vous périrez,
Eh! qu'importe ma vie?
J'aurai vengé mon roi, mes dieux et ma patrie ; Tous mes jours sont comptés, et ce serait en vain Que je voudrais encore en reculer la fin.
36 NEPHTÉ ,
NEPHTÉ.
O ciel! aux coups de ta justice L'innocent doit-il donc s'offrir?
Ah! si vous l'exigez, ce cruel sacrifice , C'est moi seule qui dois périr.
AMÉDÈS.
Vous, Neplité, vous mourir!
L'époux que vous pleiu-ez vous défend de le suivre ; Séthos vous laisse un fds, il vous condamne à vivre.
NEPHTÉ.
Je vous le confierai ce dépôt précieux.
AMÉDÈS.
Non; ne m'enviez pas ce trépas glorieux.
NEPHTE.
O douleur! ô combats!
AMÉDÈS.
O destin rigoureux!
ENSEMBLE
NEPHTÉ.
Mon fds n'a plus que vous; le crime l'environne. Vivez, vivez pour lui; c'est à moi d'expirer : Le malheur me poursuit et le ciel m'abandonne , La mort est le seul bien que je puisse espérer.
AMÉDÈS.
Divin flambeau des cieux, ô dieu puissant , pardonne, Si contre tes décrets nous osons murmurer ; Ah! daigne voir l'objet que ta main abandonne , Dans ta justice enfm permets-lui d'espérer.
CHEMMIS , de loin, à Amc.lès.
C'est la mort, c'est la mort qiie tu dois implorer;
Elle est prête à te dévorer.
Déjà son ombre t'environne; C'est la mort , c'est la mort que tu dois implorer.