‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 6 sur 263 · XIV NOTICE · texte numérisé non relu

XIV NOTICE

les succès furent très-vivement contestés. Avouons même , sans aucun ménagement oratoire, que leui's chûtes ne furent pas douteuses 5 la fortune a ses jours d'inconstance pour les poètes comme pour les guerriers, et malgré V audaces fortima jiivat , les plus audacieux ne sont pas toujours assurés de la victoire Si les timides étaient seuls repoussés, Jtïoffman n'aurait compté que des triomphes , car sa hardiesse allait jusqu'à la témérité dans le choix d'un sujet, la contexture de l'action et la liberté du dialogue. Enthousiaste de Molière , il était persuadé que les comédies dites de bon ton, n'avaient rien de comique. Malheureusement l'époque n'était pas favorable pour ramener le public à la nature et à la vérité. J'ai essayé d'en expliquer les causes dans l'avertissement qui précède le Secret. En général, la destinée d'un ouvrage dramatique ne tient pas moins aux dispositions du public .qu'au talent d'un auteur.

Avant de s'élever jusqu'aux grands théâtres , Hoffman avait fait représenter quatre petites comédies aux boulevards, Zéiis^ le Aladrigaly les Valets^ et la Folle Epreuve.

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