‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 97 sur 263 · SCÈNE YI · texte numérisé non relu

SCÈNE YI

Les PRÉcÉDE^s, LA COMTESSE.

LA COMTESSE , à Co radin.

Lorsque tout retentit du bruit de vos exploits ,

A des chants si fiatteuis je viens mêler ma voix,

Seigneur; si cependant vous voulez bien permettre

Que mon cœur...

Un soldat m'a remis votre lettre ,

Comtesse, Je l'ai lue , et rends grâce à vos soins.

LA COMTESSE , à paru

Bien !

CORADIN

INIais à l'avenir, madame, ayez-en moins; J'aime peu les amis qui, par excès de zèle, Se hâtent de porter une triste nouvelle.*

LA COMTESSE

Seigneur, douteriez-vons?...

CORADIN

Pietenez cet avis.

EUPHROSINE, bas à Allbour.

Qu'a-t-il donc ?

ALIBOUR , bas à Euphrosiue.

La comtesse a brouillé sa cervelle.

EUPHROSINE, à Çoradin.

Seigneur, quelque chagrin a troublé vos esprits ; Pour un triomphateur vous êtes un peu triste.

CORADIN , soupirant.

Je n'ai point triomphé de tous mes ennemis.

Oh non! j'en connais un qui vous suit à la piste.

CORADIN

Qui me suit? ^

EUPHROSINE

Vous.

CORADIN

Et c'est...

EUPHROSINE

C'est l'ombre d'un jaloux, CORADIN, Moi , jaloux î

EUPHROSINE

Oui, jaloux jusqu'à l'extravagance.

CORADIN

Euphrosine, cessez un discours qui m'offense; Faiit-il que Coradin le jure à vos genoux, J^amais pour vous son cœur n'eut plus de confiance.

Il6 EUPHROSINE,

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