SCÈNE PREMIÈRE
KIRK, seul*
Elle viendra sans doute demander la grâce de son mari... ce n'est qu'à cette condition qu'elle l'obtiendra. Quel homme que ce Villîam ! il serait dangereux d'épargner un ennemi de ce caractère. Mais pour* la femme , que ne ferait-on pas? quelle est belle ! je ne me croyais pas homme à me laisser surprendre si subitement. Kirk amoureux ! cela est trop extraordinaire. Âh ! j'espère que je ne le serai pas long-temps ; mais si elle me rejette; elle en est capable; si elle me rejette , malheur à elle , malheur à lui ! ils périront ensemble. J'ai la force pour moi; je serais bien sot dé ne pas profiter ide l'empire qu'on m'abandonne : tant pis pour les lâches qui le souffrent; puisqu'ils me laissent régner, ils méritent de m'avoir potir maîtfci
Je vais la voir à mes genoux ;
J'entendrai sa voix suppliante.
Je verrai la beauté tremblante
Me redemander un époux.
Pour le soustraire à ma vengeance ,
Que ne va-t-ellc pas tenter ?
Ce qu'elle aime est en ma puissance :
Pourrait-elle me résister?
Mais si mon espérance est vaine ,
Si je ne puis rien obtenir ,
BRÂMË* 3 1
Tout mon amour se change ea haine,
Et tous deax je les fais moorir.
Que mUmporte qujon me maudisse !
Ma volonté , voilà ma loi ;
Quand je parle , qu^on obéisse !
Quand je parais , que tout fléchisse , *
Et quQ tout tremble devant mm.