‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 205 sur 269 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

JASMIN, seul.

(// entre par la fenêtre.')

BeN ! il n'y a personne. Si Taimable soubrette pouvait venir un moment ! Grâce au treillage qui tapisse ce mur, j'entre et je sors sans danger : le chemin n'est pas des plus commodes , mais au moins je ne risque pas de rencontrer quelqu'un sur l'escalier. Les maîtres sont à la pron^enade , Julie viendra sans doute ; attendons , et au moindre bruit nous prendrons notre essor.

AIR

Autrefois pour plus d'un maître JPai couru plus d'un hasard , J'ai sauté par la fenêtre , J'ai franchi même un rempart ; Et souvent dans sa colère , Un jaloux très-vigoureux ,

38o LES BENDEZ-VOUS BOURGEOIS,

A payé d^un dur salaire Des efforts si généreux.

Après mainte course vaine , Quand j^avais pu réussir , Le valet avait la peine , Et le maître le plaisir.

Mais aujourd'hui ce n'est plus pour un maître^ Que je me glisse en un galant réduit ; J'entre et je sors vingt fois par la fenêtre , Mais c'est pour moi que l'amour m'y conduit.

Je viens voir celle que j'aime , Mon désir seul est ma loi; . Je travaille pour moi-même , Mal et bien , tout est pour moi.

Après mainte course vaine , Je parviens à réussir ; Et si j'ai toute la peine , J'ai moi seul tout le plaisir.

J'entends parler c'est Julie. Diable! qiiel<p'un

est avec elle : plaçons-nous derrière nos retranchemens. ( // repasse par lafenMre. )

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