SCÈNE Xt KIRK, BLUCK
BLUGK.
Vous osez le charger de cette commission ?
kire;.
C'est pour le perdre..
BLUGK.
Pour le perdre! eh! seigneur, ordonnez-moi de me saisir de sa personne.
KIRK
Je t'ai déjà dit mille fois que tu n'^y entends rien ;, Norton est aimé des troupes : nos soldats ne se mêlent pas d;e politique ; ils ne songent qu^à combattre et à vaincre. Sans, examiner les motifs de ma conduite,^ ils pensent que j'ai des ordres pour agir ainsi , et que je fais tout pour le bien commun : veux-tu que j'aille faire une imprudence , les brusquer, leur dessiller les; yeux? Ils aimant Norton , te dis-je; et s'ils avaient à choisir entre lui et moi, je ne doute pas qu'ik ne m'abandonnassent..
Rien n'échappe à votre prévoyance ,*maiscommenlt ferez-vous pour le perdre?
KIRK
Je le charge de l'exécution de demain; il a montré 4e la pitié pour ces malheureux • de deux choses l'une ^
BRAME. 4l
au il désobéira, ou il voudra sauver quelques victimes. Dans Fun et Fautre-cas, il aura manqué à son devoir; il sera complice de la conspiration , il sera rebelle , factieux, tout ce qu'on voudra enfin, et je pourrai le perdre avec tranquillité,
BLUGK.
Seigneur, je ne suis qu'ua écolier.
KIRE.
Tu te formeras près de moi; j*ai reculé les limites du crime. Vas dire à Jenni qu'elle peut entrer,
BLUGK, souriant.
Le mari pourra bien l'échapper.
KIRK
Cela n'est pas sûr; vas où je te dis. (Bluck sort.)