‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 51 sur 269 · LE JOCK£I · texte numérisé non relu

LE JOCK£I

on antre parti , voUà ce qae vous voulez dire. Eh bien, écoutez-moi à votre tour. Isabelle est la fille d'un ami à qui j^ai les plus grandes obligations; il n'est pas riche , et je veux m'acquitter envers lui en mariant sa fille; vous n'avez rien, je vous donne tout mon bien si vous épousez Isabelle , et rien â vous la refiisez : voilà mes conditions; parlez.

UNYAL.

Je crois que Famour devrait entrer pour quelque chose dans le mariage.

DAMON

Quand il j entre , c'est cela de plus; quand il n'y entre pas, il vient après , s'il peut; c'est ce qui ne me regarde pas; mais le mariage ne s'en fait pas moins, quand d'ailleurs il est convenable.

LINVAL.

Quelle union que celle de deux époux qui ne sédiment pas !

DAMON

Quelle union ! quelle union ! Ne dirait-on pas , à vous entendre , que tous les époux s'aiment comme des tourtereaux !

LINVAL.

n n^ aurait pas de mal que cela fût ainsi.

DAMQN.

Oh oui , c'est un beau rêve : croyez-moi , mon neveu, je connais un peu les hommes, et même les femmes, quoique cela soit plus difficile; voici mon raisonnement : ou une femme aime en se mariant, ou elle n'aimera qu'après. Si elle n'aime qu'après, ce sera son mari , ou c^en sera un autre , c'est ce que le plus fin ne pçut deviner; mais c'est au mari à se

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