‹ Œuvres de F.-B. Hoffmann (volume 2)Chapitre 53 sur 269 · UN VAL · texte numérisé non relu

UN VAL

Quoi! vous pourriez liie forcer?.».*

DAMON

Je ne force pas, je donne le choix.

LINYAL.

Et si je refisse Isabelle?

• DAMON

Alors nous nous orouillerons, vous n'aurez i4en de moi, et vous serez gueux toute votre vie.

LINVAL.

Je voudrais bien vous satisfaire ; mais le coeur....

Le cœur! Il est donc pris, le cœur? Eh bien, mon* sîeur, portez à votre maîtresse un cœur qui soupire , beaucoup de penchant à la dépense et rien à dépenser. Cela fera ce qu'on appelle un mariage d'inclination , et nous verrons combien de temps ce cœur

soupirera.

LINVAL.

Vous me désespérer.

DAMON

Oui dà? Eh bien voilà qui est fini , allez , monsieur,

partez , bon voyage.

LINVAL

Mon oncle , ayez pitié de moi !

84 u: JOCKEI,

DAMON

Parbleu! vous êtes plaisant; je vous o£Ere une femme aimable et de la fortune , et vous me dites, d'un ton lamentable : ayez pitié de moi !

LmVAL.

Mon oncle , je ne pourrai jamais m^ résoudre.

DAMON

Vous ne pourrez jamais?

jtZRm

Vous avez beau £adre et beau dire i Il faudra souscrire à mes vœux.

Je sois bomain et généreux , Je fais tout ce que Ton désire , Mais quand on fait ce que je veux* Cinquante mille écns de rente • Sans bypothéque et sans procès , Avec cela femme charmante , Et mon amitié pour jamais ; Acceptez-vous ?

LINVAL.

Mon oncle..*.

Page 1