SCÈNE XL CÉCILE, THOMAS
CECILE
AIR
Rien ne peut égaler ma rage , Je ne puis plus la contenir* Nouyeau tourment , nouvel outrage !
Perfide époux ! c^est trop souf&ir !
Affreux liens du mariage , Vous n'êtes rien qu'un esclavage ; Je saurai bien m'en affranchir.
THOMAS , grw}eihenl.
Je vous approuve : c'est fort sage.
CÉCILE
Je saurai bien m'en affranchir.
Nous séparer ! et pour la vie !
Mais si je pouvais dans son cœur Faire passer ma jalousie....
Lui rendre frayeur pour frayeur !....
Si quelque ruse bien ourdie ,
Pour moi ranimait son ardeur !
Ce parti me plaît davantage :
S'il m'aime encor, par ce moyen Je pub ramener le volage Aux douceurs d'un premier lien.
THOMAS
Je vous approuve : c'est fort sage.
CECItE.
Mais s'il me fait nouvel outrage ;
Mais s'il persiste à me trahir ;
Perfide époux ! c'est trop souffrir !
Affreux liens du mariage ,
Vous ne seriez qu'un esclavage ,
Et je saurais m'en affranchir. {Elle sort. )