LES PRÉCÉDÉES, OTHON
LURGAII^ , à Ina et AiiodanU
Modérez-yous , Othon s^ayance :
« Dans ses yeux brille le courroux.
INÂ.
Ciel ! il médite sa yengeance :
Ariodant, séparons-nous.
ARIODAl^.
*! 1 Quoi ! yoûs tremblez à sa présence ? 2 ) Quels droits, hélas ! a-t-il sur yousf
g % LURCAIN, à//ia.
1^ j Ne craignez rien de sa yengeance , Tant que yous êtes près de nous.
OTBOU^^ de loîn, àpart.
Cest lui ! c^est eUe I à leur présence Je sens accroître mon courroux.
OTHON
Belle Ina , lorsqu^à cette fête Chacun n'aspire qu'à yous yoir, Dans ces lieux écartés , quel charme yous arrête f Pourquoi trompez-yous notre espoir ?
INA , ai?ec crainte,
•Tattendais au jardin... (à part,) Dieu ! que yais-je lui dire*
OTHON
Je yois trop quel motif au jardin yous attire.
174 ARIODANT
ARIODANT
Quel qae ^^oît le motif qui Vj fait demeurer, De qael droit osez-yous le vouloir pénétrer ?
Vous le pénétrez bien , vous qui parlez pour elle.
LURCAIN, vwement.
Ëh bien ! c^en est assez pour toi.
OTHON
Téméraire !
INA
Arrêtez.
ARIODANT , à Ina.
Vous tremblez?
OTHON , à Ina,
Iniadelle !
ARIODANT
Eh ! depuis quand Othon vous tient-il sous sa loi ?
LURCAIN.
On pourrait aisément réprimer tant de zèle.
OTHON
Qui le réprimera ?
LURCAIN.
Si ce n^est lui , c^est moi.
INA
Modérez-vous , de la prudence , Vous me livrez à son courroux.
^ I Quoi ! vous tremblez à sa présence ! g J Quel droit le traître a-t-il sur vous?
«M A LURCAIN.
§ i Ne craignez rien de sa vengeance , Tant que vous êtes près de nous.
OTHON
Haine, fureur, amour, vengeance, Livrez ce riyal à mes coups.