‹ OEuvres de Fermat (volume 2)Chapitre 122 sur 222 · MARDI 9 JUIN 1G · texte numérisé non relu

MARDI 9 JUIN 1G

(Bill. nal. fr. 1738H, f° 74 ,■».)

Monseigneur,

.le sçai que la vertu et le sçauoir sout les seules recommandaliuus qui peuueut obtenir vostre protection, et que c'est sans cloute auec; Irop de confiance que je prcns la liberté de vous demender une içracc (■) (|ue i'aduoue n'auoir pas méritée. Mais ie sçai aussi, Monseigneur, (|ue vous aués assés de bonté pour conter parmi les bonnes (|uali(és l'inclination de les acquérir. C'est la seule qui ne m"a iamais abandonné et mon ambition a tousiours esté assés bardic pour me faire considérer les belles lettres comme une conqueste aisée en mesme lemps que ie sentois bien et que l'expérience m'a faict cognoistre qu'elle esloit au dessus de mes forces. C'est donc a des mouvements imparfaicts et au désir seul de mériter quelqu'une de vos faneurs que ie vous coniure. Monseigneur, d'accorder celle que M. do la Cbambrc a voulu prendre le soin de vous demender de ma part. Si ie ne suis pas

(') Piililice par M. Cliarles Henry (Recherches, p. 63) d'après l'original doiU nous roi)roduisons l'orthographe.

(') Lo «9 août 1648 Fermai fut député à Castres « pour tenir cl desservir séance do la chambre de l'édit avec les présidents el conseillers de la religion prétendue réformée » ( Histoire fféiirrale du Lnns;iwdoc, tome XIV, Toulouse 1876, col. îoG); c'est peut-être cette nomination qui faisait l'objet de la présente requête.

Page 1