XXIV. - DÉCEMBRE
que celui que peut souffrir un entretien familier, de quoi je me contie à vous.
2. Je tranche en quatre mots notre dispute sur la réflexion, laquelle pourtant je pourrois faire durer davantage, et prouver que l'auteur a accommodé son médium à sa conclusion, de la vérité de laquelle il étoit auparavant certain; car, quand je lui nierois que sa division des déterminations au mouvement n'est pas celle qu'il faut prendre, puisque nous en avons d'infinies, je le réduirois à la preuve d'une proposition qui lui seroit très malaisée. Mais, puisque nous ne doutons pas que les réflexions ne se fassent à angles égaux, il est superflu de disputer de la preuve, puisque nous connoissons la vérité; et j'estime que je ferai mieux, sans marchander, de venir à la réfraction, qui sert de but ii la Dioptrique.
3. Je reconnois, avec M. Descartes, que la force ou puissance mouvante est différente de la détermination, et, par conséquent, que la détermination peut changer sans que la force change, et au contraire.
L'exemple du premier cas se voit en la figure de la i5* page de la Dioptri(fue, où la halle poussée du point A au point B {fig. 53) se dé-
FiR. 53.
tourne au point F, de sorte que la détermination ii se mouvoir dans la ligne AB change, sans que la force qui continue son mouvement soit
diminuée ou changée.
Nous pouvons nous servir de la figure de la page 17 pour le second cas {fig. 56). (]ar, si nous imaginons que la halle soit poussée du point H jiisques au point B, puis qu'elle tomhe perpendiculairement
118 (Kl VliKS l)K FRIlMVr. — COIîRKSPONnVNCE.
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Fis. 5f..
4. Je reviens maintenant à la dcinonslralinn de la réfraction sur la iiiènie ligure de la page 17.
« Considérons (') », dit rauteur, « ywe des deux parties, dont onpeitt imaginer que cette détermination est composée, il n'y a que celle qui faisait tendre la halle de haut en bas qui puisse être changée en quelque façon par la rencontre de la toile, et que, pour celle qui la faisoit tendre vers la main droite, elle doit toujours demeurer la même quelle a été, à cause que cette toile ne lui est aucunement opposée en ce sens-là. »
5. Je remarque d'abord que l'auteur ne s'est pas souvenu de la différence qu'il avoit établie entre la détermination et la force mouvante ou la vitesse du mouvement. Car il est bien vrai que la toile CBE atfoiblit le mouvement de la balle, mais elle n'empêche pas qu'elle ne continue sa détermination de haut en bas, et, quoique ce soit plus lentement qu'auparavant, on ne peut pas dire que, parce que le mouvement de la balle est aiï'oibli, la détermination qui la fait aller de haut en bas soit changée. Au contraire, sa détermination à se mouvoir dans la ligne Bl est aussi bien composée, au sens de l'auteur, de celle qui la fait aller de haut en bas et de celle qui la fait aller de la gauche ii la
(') Texte de la Dioplriqiic : Et contidcrons aussi que etc.