MARDI 13 DÉCEMBRE
(Bibl. Nat. IV. 1739^ f» 433.)
Monseigneur,
J'ai desia pris la liberté d'aller tout droit à vous sans me servir d'aucune recommandation estrangere pour vous demender grâce et iustice pour mon fils(^). Il a depuis peu traitté d'un office de con^en la Chambre des requestes de ce parlement que i'ai cy devant excercé. Il vous sera. Monseigneur, iustifié par actes qu'il a l'aage et le temps de la postulation requis par les ordonnances. Et quoique son traitté soit antérieur au règlement de Sa Maiesté que nous venons de recevoir, il ne restera pas. Monseigneur, de vous produire toutes les preuves qu'il exige, et d'y adiouster mesme la sousmission contenue dans ladite déclaration. Je n'ai. Monseigneur, a vous demender que la dispense de la présentation qu'il vous doit faire en personne de touts ses actes aux termes de ce règlement. Je n'implore pour cela que vostre cognoissance et vostre
( ' ) Publiée pour la première fois par M. Charles Henry d'après l'autographe ( Hécherches, p. 70-72).
(*) Clément-Samuel, fils aîné de Fermât. Son cadet, Jean, reçut les ordres et devint archidiacre.
mémoire, etienedoubtepas que Monsieur de La Chambre ne vous fasse souvenir, Monseigneur, que mond. fils vous rendist ses respects en personne en l'année mil six cens cinquante sept, et que Monseijgneur le Duc de Sulli ne vous dise quelque parolle favorable pour une famille qui vous est entièrement dévouée et qui vous est acquise avec toute dépendance. J'attens cette seule grâce de vostre bonté et suis avec très grand respect
Monseigneur
Votre très humble et très obéissant serviteur
Fermât.
A Tolose, le i3 dec. 1661.