‹ OEuvres de Fermat (volume 5)Chapitre 97 sur 265 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

( Fr. n. a. (3ao4 , f* 229.)

Mon Révérend Père,

1. Puisque vous desirez que je vous rafraîchisse la mémoire de Tentretien que nous eûmes dernièrement ensemble touchant les nombres des tables magiques, je vous dirai que ce que M. Fermât vous en a envoyé est fort peu de chose, car il n'y a presque rien hors de ce qu'il peut avoir vu dans Stiphelius, Spinula et la vieille Clavicule (*), et que la méthode qu'il dit avoir pour les construire n'est autre que celle qu'ils enseignent, encore qu'elle ne soit pas d'eux : laquelle, pour ce qui regarde les impairs, est la plus noble qui se sauroit trouver et est si facile que ce n'est qu'un jeu d'enfant, et n'y a pas grand sujet de se tant glorifier pour l'avoir apprise dans un livre.

(») Lettre inédite qui fut communiquée à Fermât et à laquelle il répondit par la suivante, XXXVIII bis.

(*) Aritlmiotica intégra, authore Michaelo Stifelio, cum prîefatione Philippi Melanchthonis. — Norimberj.'îi} apud Joh. Petrejum. Anno Christi MDXLIII. Cum gratia et privilégie Caesaroo alquc Regio ad sexennium.

Franciscus Spinola est cité dans les Deliciœ phjsicomathematicœ de Daniel Scliwenter, Nuremberg, 1626, comme s'élant occupé des carrés magiques. Le seul Ouvrage imprimé qui soit connu avec ce nom d'auteur {P. Francisci S/nnuliu MediolaneusU 0/?e/*fl, Venise, 1503) est un Volume do vers lalins où ne se trouve aucune allusion à ce sujet.

Nous n'avons pu déterminer non plus quel Ouvrage Frenicle désigne sous le nom de vieille Clavicule; il s'agit peut-ôtre d'un tirage sans lieu ni date de l'Écrit tliéosoi>hique Ciavicula Salomonis filii David.

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