SCÈNE I
la comtesse; durval.
LA COMTESSE
(Qu'est-ce donc, monsieur Durval, que cet homme de loi qui vient de demander la marquise et son fils ? Aurait-elle un procès ? durval.
Non , madame ; c'est une discussion fort peu intéressante , une affaire de rien : soyez sure que madame la marquise n'est occupée dans ce moment que du bonheur de vous avoir pour sa fille
LA COMTESSE
J'espère que ce mariage fera ma félicité. Cependant je suis bien mécontente du marquis : lui que j'ai toujours vu d'une gaité charmante , il est d'un sérieux qui me glace ; il a l'air de m'épousér malgré lui. Je vous assure que , sans mon extrême amitié pour sa mère , je retirerais ma parole.
Théâtre. I, \ij
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rgi JEÀtfNOT ET COLIN.
DUïlVAL.
Il faut pardonner à son âge une timidité cpe vous prenez pour de la froideur. Son respect pour vous gêné ses sentimens ; il n'ose pas encore tous dire qu'il vous aime , et il est distrait- par le plaisir de le penser.
LA COMTESSE
J'ai bien peur , monsieur Durval , que vous n'ayez besoin de tout votre esprit pour le défendre.