‹ Œuvres de FlorianChapitre 107 sur 285 · ACTE III, SCÈNE IL i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IL i

LA COMTESSE

Comment ! toute votre fortune ?

LE MAHQUIS.

Il ne nous reste rien au monde que des dettes.

LA MARQUISE

Le malheur n'est pas si grand qu'il vous le dit. Si vous êtes assez notre amie pour nous obtenir l'appui de Votre famille , il est impossible

LA COMTESSE

Vous ne doutez sûrement pas, madame, du vif intérêt que vous m'inspirez ; mais un procès n'est pas une affaire de faveur; personne n'est assez puissant pour en imposer aux lois. D'ailleurs , à mon âge et dans ma position , je ne peux guère solliciter pour monsieur le marquis ; on interpréterait mal

LA MABQTJISE.

L'amitié et les engagemens qui nous lient sont des titres plus que sumsans.

LA COMTESSE

Je voudrais de tout mon cœur vous être utile ; mais nos engagemens sont au mojns reculés. Je ne me plaindrai point du mystère que vous m'avez fait. Je vois avec douleur que je ne peux vous être bonne à rien , et que dans

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un moment aussi cruel vous ayez besoin de solitude.

( Elle lui fait une grande révérence, et sort. )

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