‹ Œuvres de FlorianChapitre 172 sur 285 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

;"', " SCÈNE XL

ARLEQUIN, LUCETTE

ARLEQUIN

Comme ut! vous me promettez de ne plus danser avec M. Duval , et vous allez vous marier avec lui !

LUCETTE

Mon ami , je te réponds , je te jure que je l'ignore ; que ma mère ne m'en a pas parlé ; et que rien au monde ne pourra m'y faire consentir.

Je vous crois , Lucette , je vous croirai toujours : voilà pourquoi ce serait bien mal à vous de me tromper. Mais lisez votre lettre; que je ne vous gêne pas.

LUCETTE

Non , mon ami , c'est à toi de la lire , c'est à toi d'en faire tout ce que tu voudras.

ARLEQUIN

Point du tout; elle n'est pas pour moi...

LUCETTE

Elle est pour toi , puisqu'elle me regarde. Je ne puis ni ne veux avoir de secret pour le maître de mon cœur : prends cette lettre , lis , et ne te fâche pas des expressions de tendresse

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qu'elle contient. Duval croit m'épouser, il m'adore, il parle sûrement de son bonheur avec toute la vivacité de son amour, pardonne-le-lui , mon ami , et sois bien sûr que plus cette lettre est tendre, plus j'ai de plaisir à ifie la sacrifier.

ÀJVLEQUIN.

Allons, voyons donc, puisque vous le voulez Cela me fait pourtant' un peu de peine ;

je n'aime pas à entendre dire par un autre ce que je voudrais penser et diiie tout seul. Mais allons, il faut s'y résorçiàïe , quand ce ne serait que pour m'instruire, et voir un peu avec quelles douceurs M. Duval tourne si bien la tète faux je*me s filles. (Il ouvre et Ut.)

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