ACTE I, SCÈNE VI
GIRAUT
Oui. Elle a ses raisons.
FIRMIN
À la boune heure.
giraut.
Hé bien j monsieur Firmin
FIB MItt.
Le bailli est son ami, il ne la laissera pas revenir seule , n'est-il pas vrai ?
GIRAUT
Eh! n'avez pas peur, vous dis- je, et causons en l'attendant.
FIRMIN
Volontiers, monsieur Giraut, volontiers.
Vous avez bien des affaires aujourd'hui : on dit que vous renouvelez vos baux.
g in AU T.
Que voulez-vous ? chacun a ses petites occupations. Les uns ont une ferme dans la tête, les autres une jolie fille. Celui-ci pense" à l'amour , celui-là pense à l'argent. Moi , par exemple , je dois signer aujourd'hui un bail , vous un contrait de mariage : il s'ensuivra- que votre soirée sera plus gaie- que la mienne^ fi rm i tr , à part.
Je crois qu'il veut se moquer de irioi , voyons un peu à le lui rendre. , ""
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GIRÀU.T.
Que dites-vous ?
FIBMIN.
Je dis que vous renouvelez mes douleurs ; car je vois bien que vous voulez me parler de mademoiselle Agathe.
oiaAUï.
Justement.
FI RM IN.
Ah, monsieur Giraut! je suis le plus malheureux des hommes. Le cœur d'Agathe va m'être enlevé , j'ai appris ce matin que j'avais un rival.
&1RATJT.
Qui vous a dit cela ?
FIRMIN
Une personne qui me dit tout ce qu'elle sait ; c'est Agathe elle-même.
GIRAUT
Et vous Ta-t-elle nommé , ce rival ?
FIRMIN
Non; mais elle m'a dit que c'était un jeune homme charmant, de la plus jolie figure du monde, aimable, riche, rempli d'esprit, et joignant à tout cela une grâce 'd'ans les manières , une douceur dans le parler , une gentillesse dans les propos f une...,.
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