‹ Œuvres de FlorianChapitre 224 sur 285 · ACTE Iï, SCÊ1SE IV. x3i · texte numérisé non relu

ACTE Iï, SCÊ1SE IV. x3i

' MARCELLE

Oui , je veux të rendre au bonheur^ sois tranquille, je te réponds d'apaiser Agathe. Est-ce que tu crois que je ne connais pas toutes ces petites querelles? Je m'en souviens encore , mon ami , et je veux employer pour toi toute l'expérience qu'une vieille femme a toujours là-dessus: Laisse-moiyî&isse-moialter parler à Agathe , f aurai1 du' plaisir à m^acquitter en partie de tout ce que Je W àbte\ tti>as arrangé mes affaires avec Girâat, je vais arranger les tiennes avec Agathe ; attend^moi , je ne tarderai pas.

(Elle veut sortir, vttLVLiTS tu retient,)

Arrêtez, ma mère, arrêtez, Gardez- vous bien d'aller rîeri dire à Agathe î'Vo*i& me causeriez la plus mortelle douleurs Agathe ne m'aimô plus , puisqu'il faut vo«ié ' le dire : Agathe me préfère un rival ; ce Soir même elle doit l'épouser. Je ne veux de ifca vie revoir Agathe, je souffre même d'eu parler^ et si vous vouliez me faire plaisir, nous changerions de conversation.

' MARGELLE

Et tu me disais que c'était toi qui avais tort?

f^ltt-MlN.

Hé oui , ma mère , j'âî eti tort dans lé principe. . .. et ensuite. . . il est arrivé. . .-. Mais , au

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i32 LE BON FILS.

nom du ciel , ne parlons plus de tout cela , vous me faites souffrir le martyre.

MARCELLE

Hé bien , mon fils , pardon , pardon , je ne t'en dirai plus rien, je ne t'en parlerai plus... Hélas! mon Dieu! qui l'aurait cru de cette petite Agathe, qui avait l'air de t'aimer tant, qui me disait encore hier que , si tu changeais jamais , elle était sûre d'en mourir?.. Pardon , encore une fois , ne te fâche pas , mon ami , ne te fâche pas , voilà qui est dit ; mais je ne puis m'empêcher de pleurer en songeant que cette perfide... Allons , allons , voilà qui est fini , je ne parlerai plus de rien.

f in M in.

Pardonnez-moi , ma mère , il faut me parler de vous; il faut me dire, pour me consoler, que vous m'aimez, que vous êtes heureuse, que votre tendresse me rendra tout ce que je perds dans celle d'Agathe; il faut m'entretenir de ma mère , voilà le moyen de me faire oublier mes maux..

MARCELLE

Pauvre enfant ! Eh ! que te dirais-je que tu ne saches pas déjà? Plût à Dieu que je pusse te rendre tout ce que tu as perdu! Je n'en désespère pas encore ; et , malgré ta résistance , je veux tout à l'heure aller trouver Agathe. Je

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