SCÈNE XIV
ABGENT1NE, ROSALBA.
argentine.
Mademoiselle....
Ros alba.
Je viens de rencontrer ton mari.
argentine.
Où allait-il ?
ROSALBA
Chez mon père. Je lui ai donné moi-même ce petit contrat que j'ai fait faire pour lui , selon tes intentions; mais à peine m'a-t-il regardée : il a pris le papier d'un air égaré , et a poursuivi son chemin sans me parler. Hé
quoi! tu pleures, ma chère Argentine!
Qu'est-il donc arrivé ? réponds-moi vite.
ARGENTINE
Le plus affreux des malheurs. M. Leliovous aécrit,commeà l'ordinaire, sous mon adresse. Mon mari a reçu la lettre; il me croit coupable ; il m'abandonne : et je n'ai pas trahi votre secret.
ROSALBA
O ciel! que me dis-tu? Arlequin va chea
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SCÈNE XIV. 91 mon père; je le connais, il lui dira tout; et mon père sera plus irrité que jamais contre Lelio. Peut-être même soupçonnera-t-il la vérité , et rien alors ne pourra le fléchir Ma
chère amie , pardon ; pardon , mille fois , mon1 amie. Je ressens toute ta douleur; et je me perdrai, s'il le faut, afin de te justifier : mais je te supplie , je te conjure d'attendre ici que je revienne te parler.
( Etle sort précipitamment. )