SCÈNE IV
AflftEBfïïSB.
Ah ciel! , ; .^ :-:^;
SCAPIN
Mademoiselle Violette , qui ne vous aime pas, parce qu'elle n'est pas aussi jolie que vous, n'a rien eu de plus pressé que de confier ce billet à tous ses amis. Ce matin, en traversant le Palais -Royal, j'ai entendu des éclats de rire, et j'ai vu du monde attroupé; c'étaient M. Mezzetin, M. Trivelin, M. Pascariel, qui se passaient votre billet. L'un faisait une épigramme , l'autre disait un bon mot. J'avoue que je n'ai pas été le maître de ma colère ; vous me le pardonnerez bien : je m'en suis pris à tous les trois , surtout à Trivelin , qui était le possesseur du billet ; je l'ai menacé , il a eu peur, il me l'a rendu. Je vous le rapportais ; et , pour prix de mon zèle , vous savez la manière dont vous m'avez reçu.
Je n'ose vous faire mes excuses, ni vous remercier : j'ai trop à rougir de ce que je vous dois et de ce que j'ai fait pour un autre.
SC APÎN.
Mademoiselle , le bonheur de ma vie aurait été de devoir votre cœur à vous-même , et non pas au désir de vous venger : mais je suis trop amoureux pour être si délicat ; et je serai en-
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core le plus heureux des hommes si la perfidie d'Arlequin...
AttGEHTlHE,
Ah I ne me parlez pas de lui j son nom seul me met en fureur. Sx vous saviez jusqu'à quel
point il a poussé la fausseté Non , il n'est
pas possible de l'imaginer. Et moi, qui croyais si bien le connaître.... Jamais je ne me le pardonnerai , et je m'en souviendrai toujours pour le haïr davantage.
SCAPIH.,
Contenez-vous , car je l'entends^
ARGENTINE
Je ne veux pas le voir.
Au contraire , restez pour le bien humilier et le punir comme il le mérite.
ARGENTINE
Jamais je n'y parviendrai. , ,