‹ Œuvres de FlorianChapitre 87 sur 285 · LA MARQUISE, LE MARQUIS, DURVAL · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, LE MARQUIS, DURVAL

LE MARQUIS

Bonjour, ma mère, je viens d'acheter le plus joli cabriolet du monde : s'il m'était resté de l'argent, j'aurais pu avoir le plus beau cheval de Paris : mais les barbares n'ont pas voulu me faire crédit.

LA MARQUISE

Mon ami , j'ai à te parler d'affaires sérieuses.

Tbc-»tre. I. i5

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le marquis, riant.

Vous m effrayez, ma mère.

LA. MARQUISE

Serais-tu bien aise d'être colonel?

LE MARQUIS

Colonel ! Ce serait le bonheur de ma vie. J'aurais tant de plaisir à rejoindre mon régiment ! Le manège , les manœuvres , tout cela doit être charmant. On passe l'été dans une ville de guerre; l'hiver, on revient à Paris jouir des plaisirs de la capitale : on a l'air de se reposer ^ et l'on s'est toujours diverti.

Hé bien , tu connais la comtesse d'Orville ; j'ai arrêté ton mariage avec elle. (Le marquis rêve,) Elle se charge de t'avoir une compagnie de dragons dès aujourd'hui, et la promesse d'un régiment aussitôt que tu auras l'âge. Voilà nos conditions; j'ai répondu de ton aveu.

DURVALi

Ah f quelle mère vous avez , monsieur le marquis !

LA MARQUISE

A quoi pensez-vous donc, mon fils?

LE MARQUIS

A tout ce que je vous dois , ma mère : chaque événement heureux qui m 'arrive est tou-

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