Il est clair que plus les deux couches, où posent
les extrémités de ce diamètre, sont éloignées, c'est-à-
dire, en un mot, plus il est grand, plus le rapport
de R" à r^ est grand , et par conséquent l'inégalité d'impulsion d'autant plus grande, et la rotation du globe qui en dépend d'autant plus forte et plus prompte. 72. Elle le sera encore, si l'inégalité de rapport en- 1 1 tre R' et r" demeurant la même , ces deux grandeurs
sont prises dans un endroit plus proche du centre du tourbillon; car alors les vitesses seront plus grandes; et quoiqu'elles semblent avoir disparu dans l'expres-
1 1 sion R' et r' , elles y sont toujours essentiellement renfermées, comme on l'a vu, en la formant dans l'article 68. Il est vrai que, dans le cas du présent article, le diamètre du globe devra être plus court : on en voit aisément la raison. Le rapport de 3 — à i, le plus grand qu'il y ait entre deux termes consécutifs de la
suite des r'', est celui des deux premiers termes.
78. Donc, la force ou vitesse de la rotation est formée de la combinaison de ces deux élémens, l'endroit du tourbillon où le globe est posé , et la grandeur de son diamètre.
74. Il y en aurait bien encore un troisième, mais qui ne peut être soumis au calcul , ni connu par observation. C'est le plus ou le moins de solidité du globe ; car un plus solide résistera davantage à la même force de rotation , et tout au moins la prendra-t-il plus tard.
75. La circulation et la rotation ne tiennent ensemble, et ne communiquent, pour ainsi dire, que par l'endroit marqué dans l'article 69 : du reste , elles sont tout-à-fait indépendantes l'une de l'autre. La circulation sera très prompte , et la rotation très lente , et
peut-être nulle , si le globe est placé fort près du centre du tourbillon , et n'a qu'un fort petit diamètre. Au contraire , la circulation sera très lente et la rotation très prompte, si le globe est placé loin du centre du tourbillon, et a un fort grand diamètre. Il peutsemêlerencore à tout cela le principe inconnu de l'article précédent.
76. Si le globe était placé en tel lieu, ou que son diamètre fût tel par son peu de grandeur, qu'il ne pût recevoir des impulsions assez inégales pour causer une rotation parfaite , il n'y en aurait donc alors qu'une imparfaite , c'est-à-dire, des oscillations, des balancemens.
Je n'ai aucunement parlé de la rotation du soleil , parce que jusqu'ici il a toujours été supposé parfaitement immobile au centre d'un tourbillon parfaitement sphérique. •