‹ Œuvres de Fontenelle (volume 4)Chapitre 139 sur 256 · CHŒURS DES DIVINITÉS CÉLESTES · texte numérisé non relu

CHŒURS DES DIVINITÉS CÉLESTES

Célébrons ce grand jour, Célébrons tous une fête si belle ; Que nos chants en tous lieux en portent la nouvelle , Qu'ils fassent retentir le céleste séjour Chantons , répétons tour à tour, Qu'il n'est point d'âme si cruelle, Qui tôt ou tard ne se rende à l'Amour.

BACCHUS

Si quelquefois , Suivant nos douces lois ,

8 PSYCHÉ

Qu il est puissant! qu'il a d'altrails ! Il sert aux douceurs de la paix, Et dans la guerre il fait merveille ;

Mais surtout pour les Amours,

Le vin est d'un grand secours.

( Silène , nourricier de Bacclius , parait monte' sur son âne.) SILÈNE.

Bacchus veut qu'on boive à longs traits.

On ne se plaint jamais

Sous son heureux empire ; Tous les jours on n'y fait que rire.

Et la nuit on y dort en paix.

Ce dieu rend nos vœux satisfaits ;

Que sa cour a d'attraits !

Chantons-y bien sa gloire : Tout le jour on n'y fait que boire , Et la nuit on y dort en paix.

Deux Satyres se joignent à Silène, et tous trois chantent un trio à la louange de Bacchus , et des douceurs de son empire.

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