HISTOIRE DE L'ACADÉMIE
jetons. à tous ceux d'entre les acadéisicieas pf09Î9Maîlies qm seront présens.
L. Veut sa majesté , que le présemt régl^meat soii lu dass Im. prochaine aasemblée, et inséré dans les regisires , pour être cxac* tement observé suivant sa forme et teneur ; «et iS'il arrivait qv'mcun académicien y contrevînt en quelque partie t sa majesté en ordonnera la punition suivant Texigence du cas. Fait à Versailles , le vingt-sixiëfne de janvier mil six cent «qucitre-ving:^ dix-neuf, Signé LOTJIS ; et plus bas , PiistfyeAPX.
En vertu de ce règlement ^ l'académie des Sciences devient uti corps établi -en fonne par Fautorité royale , ce qu'eUe n'était pas auparavant.
C'est un corps beaucoup plus nombreux » 4t €pû «mbraese eiMsa différens titres toutes les personne les plus iUi»tres dans les sciences , ou même les plus propres à le deyew*.
Il embrasse noiirseulement les plus célèbres savavs Ass proTÎnoca de France y mais m^me ceux des autres pay^.
Il contient en lui-même de quoi se mépar^r c^atiiMneHemetti ; et ceux qui en peuvent devenir les principaux m^nbres , com^ menceront de bonne beure à $*y former.
En même temps il ne laisse pas d'être tosi^onrs mvrert an m^ rite étranger.
Il a des correspondances dans ' tous les lieux on 3 y a des sciences , et il attire à lui les premières nouvelles et les premiers fruits de la pls&part des découvertes qui se feront au dehors.
Les différentes manières d'entrer da«s ee corps aoai proportionnées aux différentes vues qui peuvent faire désirer d'y entrer» et aux diifêrentes classes d'académiciens.
Les académiciens sont plus fortement que jamais engagés an travail , et même A l'assiduité^ L'académie se fait plus oonnattre du public , les matières qu'Ole traite sont naoins rôiferraéescfaec elle , et le goût, le fruit et l'e^it des sciences peuvent se com^ ns^uniquerau dehors avec plus de facilité.
Après que le règlement eut éié lu dens rassemblée , M. Tabbé Bignon y fit lire nue lettre de H- de Pontchartrain , par Uqnelle le roi nommait plusieurs acadéoudeas aouveanx.
On vit à l'assemblée suivante nae agréable eonlasten à laqneBe on n'était pa3 accoutumé; car les anciens académiciens , dont quelques-uns n'étaient pas (oH assidus , ne manquèrent pas de s y trouver » et les nouveaux vinrent prendre leure places 9 ce qui faisait beaucoup de monde pour une des pins petites chambres de la bibliotiiéque du roi ou l'on s'asseasiMaiit. Od^ordw cessa l^ientôt ; M. l'abbé Bigaç» marqua à chacnn ulie placati^^e, et il
petroiifa ; car pint-^e tt*eft-il f«^ JiAr» ^ prapoi f|« ra]4K>rter
les plat priitM dbttsci , nriout p«ixae ^u'eo fiut 4^ oomp^gniet
dh» pesveat jftrenir importantes , il je trouva que Im aavam de
différentes espèces , un géomètre, par exemple, et un anatamista
f Hfent Toistas ; et comme ib ae parieat pas la mime laaftie , les
coayenaiîoQS pnticnUèrcs eu fiôreot moins à craindre.
Oans cette asscaiblëe , qui Ht la prevwère de ja nouyella aca»
9 le premier soin fut eeias it la recannaissanoe que l'on
deraitàM. dePontchartraiu. Ufidtrasohinnanimementque lacomr
pagaie en corps, présidée par M. l'abW Bigaon, irait le remercier
•fès immblemient du règlement qit^iJ avait eu la bonté d'obtenir
da roi , et lui deaunder la oantinuation de sa protection. Ce
nÛBistre engagea encore la compagnie à une nouvelle reconnais*
saaœ par la manière dotai il la reçut. Qnaad elle s'en alla , il
Itti itrkotmeurde la xecondnire jusqu'à sa cour , et de ne point
tealrer dans son appartement , qpi'elle n'en fdt entièrement
sortie.
Quelques jours après , on résolut que l'académie irait par députés remercier aussi M. l'abbé Bignon de la part qu'il avait eue an nouveau règlement, et des extrêmes obligations qu'on lui avait depuis long-temps. On prit , pour proposer et pour régler cette dépntation, un jour qu'heureusement M. l'abbé Bignon n'était pas à rassemblée , et l'on jugea nécessaire d'arrêter que le secret serait inyiolablement gardé jusqu'à l'exécution.
11 j eut d'abord quelques séances qui se passèrent uniquement à se mettre dans la nouvelle forme que le règlement prescrivait.
On travailla ensuite à trouver un sceau et une devise pour la compagnie.
Le sceau fut un soleil , symbole du roi et des sciences , entre trots fleurs-de-lys } et la devise une Minerve environnée des in»trumens des sciences et des arts , avec ces mots latins , invenii êtperficU.
mais entre toutes ces séances , où il ne fut question que de préliminaires , la plus remarquable fut celle où tous les académiciens pensionnaires déclarèrent par écrit quel était l'ouvrage auquel ils travailleraient , et en quel temps ils espéraient l'avoir fini. Ce fut une espèce de vœu qu'ils firent à cette nouvelle naisttoce de la compagnie ; et la plupart des associés et des élèves en firent autant , quoiqu'ils n'y fussent pas obligés. Quelques académiciens ont déjà satisfait à leur engagement , et leurs ouvrages ont paru.
Toiu les académiciens présens nommèrent aussi les dMerentcs penonnes avec qui ils seraient en commerce sur les matières de