DU MARQUIS DE DANGEAU. S
rations Ae la chirurgie , et deux fois Tune ^es deux j toujours arec un courage singulier. Ce courage est tout différent de celui qu'on demande k la giàerre , et moins suspect d'être forcé. Il est permis d'en manquer dans son lit.
Le marquis de Dangeau avait été en liaison particulière avec les pins grands hommes de son temps , le grand Condé , Turénne , et les autres héros de toute espèce que le siècle du feu roi a produits, n connaissait le prix , si souvent ignoré ou négligé , d'une réputation nette et entière , et il apportait à se la conserver tout le soin qu'elle mérite. Ce n'est pas là une légère attention , ni qui coûte peu , surtout à la cour , ou l'on ne croit guère à la probité et à la vertu , et oii les plus faibles apparences sui&sent ponr fonder les jugemens les plus décisifs pourvu qu'ils soient désavantageux. Ses discours , ses manières , tout se sentait en lui d'une politesse , qui était encore moins celle d'un homme dOv grand monde , que d'un homme né officieux et bienfaisant.
n avait épousé en premières noces Françoise Morin , sœur d« h feu maréchale d*Estrées , dont il n'a eu que feu madame 1% duchesse de Montfort ; et en secondes noces , la comtesse de Leuvestein , de la maison Palatine , dont il n'a eu que feu M. de Courcillon.