TRAITÉ D'OPTIQUE ANALYTIQUE
Le 20 avril 1807, Malus présenta à la première classe de l'Institut un Traité d'optique analytique, dans lequel il considérait la lumière sous trois dimensions.
Le choix des académiciens à l'examen desquels ce travail fut confié, indique assez la réputation que l'auteur avait déjà acquise. Ces commissaires étaient : Lagrange, Laplace, Monge et Lacroix. Le rapport de cette illustre commission présenté par Lacroix, porte la date du 19 octobre 1807.
L'auteur du Mémoire examine la nature et la position relative des surfaces formées par des droites se succédant les unes aux autres suivant des lois connues. Après avoir déduit de ses recherches des théorèmes généraux très-remarquables , il en fait l'application au mouvement de la lumière refléchie et réfractée. Il généralise, ainsi, la la théorie des caustiques planes anciennement ébauchée par Tschirnaûsen. Parmi les résultats curieux qu'il déduit de ses formules, nous ne citerons que le suivant :
« La réflexion et la réfraction fournissent quelquefois des images qui sont droites pour une de leurs dimensions et renversées pour l'autre. »
Le rapport, auquel je n'aurai pas la hardiesse de sub-
siitucr une opinion personnelle, se termine en ces termes : « Appliquer ainsi, sans aucune restriction, le calcul aux phénomènes, déduire d'une seule considération trèsgénérale toutes les solutions qu'on n'avait obtenues que par des considérations particulières, c'est vraiment écrire un traité d'optique analytique qui, concentrant la science sous un seul point de vue, ne fait que contribuer à en étendre le domaine. »
L'Académie, on sait que c'est le plus haut degré dans les approbations qu'elle accorde, décida que le Mémoire de Malus serait imprimé dans le Recueil des Savants étrangers,