‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 57 sur 59 · Règles des rois · texte numérisé non relu

Règles des rois

43. Règles de l'agriculture et de l'économie rurale. 44. Avantages de ta vertu. w Tout comme on peut se promettre de recueillir sans fauté, dans un livre pareil, des connaissances étendues sur l'état, do l'Orient, on est sor d'y trouver assez d'analogies pour apprécier et juger l'état de nôtre Europe.

Ajoutons, pour conclure, une petite récapitulation chrono-logique. Le roi Kickiavus monta sur le trône vers l'an 460 de l'hégire (10&8), et il régnait encore en 473, (1080). 11 avait épousé une nlledusultan Mahmoud de Gasna. Son fils, Ghilan Chah, pour qui il avait écrit son ouvrage, fut dépouillé de ses Ëtats. On sait peu de chose de sa vie; on ne sait rien de sa mort. Voyez la traduction de Dietz, Berlin, 1811.

De M*nnner.

A quel point je suis redevable à cet homme excellent, mon petit livre le témoigne en toutes ses parties. Il y avait long-temps que Hafix et ses poésies avaient fixé mon attention, mais tout ce que la littérature, les récits de voyage, les journaux, avaient fait passer sous mes yeux ne me donnait aucune idée, aucune révélation du mérite de cet homme extraordinaire. Mais ënun, là traductioh ~ôMp!~c dé ses pUYt'agës m'~tanf~ venue au printemps'de'i 813, Je me ~énétraKie 'son'gehie avec une prédilëcttdn~smguliere~ët'je cherchai a'më~mettro~ port avec lui parmM~roprèsiomposiifohs~Ce~ cupatiqn m'aida a traverser des temps difHciteS) et me'perfnit a la iïn de gbÙtër, avec là plus grande douM~ fruits de la paix que'hos armes avaient cônquise~~ Je connaissais depuis quelques années ~d'une'mahierë~gene-rale~ l'ardeur aYé6 laquelle on'ibUillàitcétte'minë Me temps était .Venu ou je dëvàis'èn protiter. Cet ouvrage annonçait, sous divers points 'de vue', éventait ét~ en memë~èinp's satisfaisait les besoins du tëmps~ Et jë'vô)'ais se vériner/.uhe fois ~e plus,! ce quej'aYais'éprouYé/saYoi~qu'en tout gehre) c'est par nos. contemporains que nôiis 'sommes le mieux secondes, aussitôt què'hous Youlôns'bien user dë~éUrs 'mérites ~avec une àfïëc-tueus6 reconnaissance:; Des hommes savants nous instruisent du passé, ils indiquent~le point de vite dans lequel l'activité se dé-ploie actuellement)' ils nous montrent la route ta plus directe; qùenous ayons a suivre*. Iteureusemeht l'exccHeht ouvrage de Hànimer est continué avec ~le! même zèle, et.'quànd même on poursuit ses recherches dans ce domaine en revenant sur ses pas) oh y retrouve toujours avec un nouveau plaisir ce~qu'il nous onre de tous cotés de bonne et saine hdurriturc: Je dirai cependant que cet important' recueil m'aurait fait avancer d'un pas plus rapide, si les éditeurs~ qui sans doute ne récoltent et he'travaillent que pour les savants~ avaient aussi Mngé aux prôianes et aux amateurs, et s'ils avaient placé, sinon toujours, du moins asse~ souvent, en tête des morceaux, une courte introduction sur les circonstances du temps'passé, sur. les personnes et les lieux. Cela aurait épargné a ceux qui veu-lent s'instruire beaucoup de recherches pénibles qui dissipent leur attention.' <

Mais tout ce qui restait encore a désirer nous a été procuré, dans une large mesure, par l'ouvrage inestimable qui nous ex-pose l'histoire de la poésie persane. Car j'avoue que, dès .l'an-- '1. Allusion aux Foun~routcn, titre d'un journal puMi& par de Hammer sur' ttpoêsiebrientate. née t8t4, oh les Gœ~tn~n/inxéf~t nous eh firent cohnattre par avance le cohtehu~je réglai et je disposai aussit6t mes études

dans l'ordre des chapitres; indiq~ i cé qui~: fùt poür moi: ün d~t;l~ lI9tdreA,e~ cQ8PÏJrM; m4Iqu.é~ f .é~'9~1: fut; p()~r,' un avantage considérable. Etiôrsque chGn parut l'ouyràge, attendu avec impatiencè,:6B se trouva tout d'un coup comme au milieu d'un mondé connu) dont on pouvait saisir et observer claire-ment en détail les relàtiôhs, tandis qu'auparavant oh ne faisait que Ies:entreYoir d'une manière tout a fait générale, a travers desJ~Óû~)1Mdêiiti~gès'châhg~anis; ".>Jlr, .1.1,: des côuchcsdëhUagès changeants. ;~t),' ) ;L' t. Je souhaite quel'on puisse être satisfatt, eh que)qùe.maniere, du parti quej'ai tiré de.ce livre, et que l'on recoh~ mon intention de le faireigôoter aussi au~;personnes qui auraient peut-être laissé de coté toute letir vie un si riche trésor. Assurément nous possédons aujourd'hui une base sur Iaqu.el!e on peut construire avec magnincence, et dans les proportions les plus vastes, l'édifice de la littérature; persane, sur le modèle dé laqueUe d'autres littératures s'élèveront à )Uno ~plus imute position et feront de nouveaux;progres. Au reste il est fort dé-sirable que l'on' continue d'observer l'ordre chronologique) et qu'on n'essaye pas d'une exposition systématique,! d'après les divers genres de poésiet Chez les poètes orientaux tout se trouve trop. mêlé pour qu'on puisse séparer les détails; le ca-ractère de l'époque) et du poète dans son époque, seul nous instruit et nous vivifie i que l'on continue à traiter, ce sujet commeon l'a fait ici.' :'<' n:

Puissent !cs tnérites de la bnllanic Schirin, de la:feui!!e de trcf!e,qui nous instruit avec une aimahle gravité, qui 'nous charme a la fin dé notre travail,' puissent' ces mérites être gé-néralement reconnus 1

Tr<Mtuc«on*.

Comme les Allemands font tous les jours vers l'Orient de nou-veaux progrès par le moyen dés traductions, cela nous engage il présenter ici quelques réflexions,'qui ne sont pas nouvelles, il est vrai, mais qu'on ne saurait trop répéter, i Il y a trois espèces de traductions. La première nous fait connattre l'étranger, en se conformant a nos propres idées. Pour cela, une traduction purement prosaïque est la meilleure.

7~ En effet) comme ta prose efïace complètement les particularités dé chaque genre de poésie, et fah descendre à un niveau géné-ral même l'enthousiasmé poétique) elle rend, dans le commén-. ceniént, les plus grands services) parce qu'au miliëû'd~ nos hà-bitudes nationales, dé notre vie ordinàire/elle~m~ ,à' üôs regards surpris le mérite étranger, et, sans que nous sachions comment celà'nous~arrlvë,"nous'éîe~a~~ -dé /i1ÙÜs-mêmes) nous édi8eYeritablemënt/C'est le même euet que pro-duira toujours la traduction' de îaBib!epar~ 'Si l'on avait mis également les t<ibelung~ si on leur avait donne le cachet délivre populaire) cela aurait eu de grands avantages) et l'esprit chevaleresque) étrange) grave, sOmbre) terrible, nous aurait parlé avec toute sa force. De sa-voir si~ la chose est encore opportune et praticable) c'est ce qu'il faut laisser décider aux personnes qui Ont fait une étude particulière de ces antiquités, i Vient ensuite Une époque 'où les traducteurs s'efforcent, il est vrai, dé se transporter dans la situation du peuple étranger, mais eh se bornant & s'approprier l'esprit étranger et a l'exprimer avec leUr propre esprit. J'appellerais cette épo-que parodique) a prendre ce mot dans son acception la plus pure. Ce sont le plus souvent des hommes d'esprit qui se sentent appelésià ce~ travail~Les Français suivent cette mé-thode dans. la traduction de tous les ouvrages poétiques. On en trouve mille exemples dans les traductions de DeltHe~ De même que le Français arrange pour sa façon de parler les mots étrangers) il arrange lés sentiments, les pensées ) les'choses même: il exige absolument pour chaque fruit étranger un équivalent qui ait cru sur son propre terrain.

Lestraductions de Wielànd appartiennent a cette catégorie. Lui aussi) il avait un esprit et un goût particuliers) qui ne lui permettaient d'aborder les anciens et les étrangers qu'autant qu'il y trouvait sa convenancc/ Cet homme cxceDent doit être considéré comme le ~représentant de son époque; il à exercé une influence extraordinaire) précisément parce que ce qui lui plaisait se trouvait être aussi agréable et accessible à ses contemporains comme il se l'appropriait et le reproduisait. Mais, comme on ne peut longtemps s'arrêter dans le parfait ni dans l'imparfait) et qu'une transformation doit toujours' ëh sui-vre une autre, nous soinmcs;arrivés a une troisième'période, qu'on doit appeler ia,tpériodë:supréme et dernière,savoir celle pu l'on voudrait rendre ta traduction identique a l'ori-ginal eh sorte qu'elle pût) non pas en donner.l'idée, mais en tcnirlieu. f~j. 'i' Cette méthode éproUva d'abord la plus,vivcirési~ pàrce que le,traducteur .qui's'attachefermetneht a: son~ origthal sà-criue plus ou moins~'ortginàHfëf de sa propre'hattônj,' et i! en résulte un troisième compose, auquel le goût du public a Desoin de se for'ner d'abord.i! j' ~:r. i; Li; t Voss, qu'on ne sauratt assez estimer~ne parvint a contenter le public qu'après que l'oreille se fut peu a peu familiarisée' a la nouvelle manière. Mais, lorsque l'ôn?considère~aujoUrd'hui ce qui.s'est fait) comme lesAllemands.ont passé d'une~formè & l'autre, quels secours le jeune homme d'esprit et de talent trouve sous sa main au potnt de vUe de la rhétorique, du rhythmeetde la métrique; comme l'Anoste et le Tasse') Shakspeare.etCat-déron.hous sont présentés deux fois cttroisifois en étrangers germanises on peut espérer que l'histoire-littéraire dira sans détours qui a frayé le premier cette route au milieu de divers obstacles. .r Les travaux de nanimer:révèleht aussi le plus souvent Une manière toute pareille de traiter les chefs-d'œuvre de l'Orient, a l'égard desquels on doit surtout recommander.'1'imitation ft* dèle de la forme extérieure. Quelle tmmense supériorité les parties d'une traduction de Ferdoucy; que notre ami! nous donne n'ont-elies pas sur;ceHes:d'un ~.arrangeur = dont nous pouvons lire quelques-unes dans les Foun~ou6ett/. Cette manière d'arranger,un poète nous paratt la plus triste méprise que pût commettre un traducteur zélé et d'ailleurs à la hauteur de sa tache. i' Mais, comme ces trois époques se répètent et reviennent dans chaque littérature~ comme ces.diverses méthodes peuvent être suivies en même tempS) une traduction en.prose du Chah Nameh et des ouvrages de Nisami serait toujours à sa ptace~On s'en servirait pour ta lecture rapide, destinée a donnen l'idée principale: on y puiserait une notion générale du côté histori-que, fabuleux, moral, et l'on s6fam)!taHsera!t toujours davan-tage avec lëssenuinehts et la manière ~de penser, jusqu'à ce qu'onfût en é~t deseles appropHer Rappëlons-hotis avec quels applaudtssemehts l'Allemagne a reçu une. pareille traduction! de pouVohs attrjibUer 1~ ;cctJe, prose'gé~éraJ.e 'daJls laquelle le poème a été~développ~~ ~;p#s~t ~J~j69!rieWts~r<l(1 venu de nous en donner tifte .iraductioh;de;Ia ~rôis~ espèce, qui répondit aux diuerents dtalectës, aux langages rhythmiqùe, métnque et prosaïque de l'original ) et ~qui nous fh goûter ce poème comme un fru!tmdigehe) dans toute son originalité. Comme tl se trouve a raris un manbscrit de cet immortel 6uyrage,unAUemand/qui'habitèi'àtt cette YiH se terait le p!us grand honneur en se chargeant de .ce trava!

Le.tràducteur anglais du Messager des nuages (Megàdhouta) est digne aussi,desp!us grands éloges, car la prentiere connais-sance d'un tel ouvrage faut toujours époque dans notre Yie. Mais. sa traduction est proprement de la deuxième époque elle pa-raphrase, elle suppléer avec J'jambe decinq pieds, elle blatte l'oreille des petjples du Nord-Ouest. Je suis, en revanche) obligé à notre kosegàrten de quelques Vers immédiatement traduits de l'original, qui donnent un tout autre sens. En outre ) l'An-glais s'est permis dé transposer des scènes, ce qu'un goût exercé reconnatt d'abord et désapprouve< Mais, pourquoi nous avons appelé.tatroisièmeéppque la der-nière,'c'est ce que nous allons expliquer en peu de mots. Une traduction qui~s'etïbrce de s'identiner avec l'original finit par; s'approcher de la version interlinéaire et facilite extrêmement l'intelligence de l'original par 1~ nous sommes amenés~ pous-sés même) vers le texte primitif et; de la sorte, se trouve entin accompli le cercleentier dans lequel l'étranger tend à se rap-procher de l'indigène) le connu de l'inconnu.

t'onelattondéNntttye.

Les connaisseurs et les amis jugeront avec bienvciliance a quel point nous avons réussi à relier l'Orient le plus antique et le plus mort avec le plus nouveau et le plus vivant. Une fois encore nous avons rencontré à propos certaines choses qui, ap-- ~38 partèh.tnt a l'mstotrc du jour, pouvaient servir agréablement de joyeuse et vive conclusion.

Il y a quelques années ~uh ambassadeur persM ~iût envbÿé a Saint-Pétersbourg' avec'lés 'ordres de'soh roi l'épouse 'du. prince ne laissa pas'echâpp6r l~occasion'd'envoyer de son coté des cadeaux de grand prix~a Sa Majesté 1'~ mbrh"de, toutes les'Russies. 'Ils étaient'accompagnes' d'un~~ lettre' dont nous pouvons 6!Trir la traduction a~hôslëcieùra.

LMTàt! DE LÀ MiNB'DE'PEME'A S.'tf. L'~f~'tRtCE'ttÈRE

DÈTObTES''LESRKSS)ES.

Aussi longtemps que dureront les éléments d6M se compose le monde, puisse l'illustre femme du palais 'de'Ia'grahdéur, l'écrih de la perle de l'etnpire, là Constellation dés astres de la Souveraineté, qui à porté le brillant soleil du grand cMpire, le cercfe du centre de la souveraine puissance, le palmier du sü-prême'pouvoir, ptusse-t-elle être toujours heureuse et préservée de tous les malheurs t Apres avoir présenté mes v(Bux les plu sincères, j'aM'hon-neur d'annoncer que, par l'euet'de là grande miséricorde de l'Être tout-puissante les jardins des deux hautes puissances ayant de nouveau produit des rosés fratches et belles) et tout ce qUi s'était insinué entre les deux nobles cours ayant été mis l'écart par l'union et l'amitié là plus sincère, en reconnaissance de ce grand biehfah~ tous ceux qui sont uni~ avec l'une et avec l'autre cour ne cesseront pas désormais d'entretenir des rapports d'amitié èt des correspondances, Aussi, dans ce moment, b~ Son Excellence Mirza Aboul Hassan' Khan, ambassadeur a la grande cour.de Russie, va se rendre dans la capitale de cet empire, j'ai trouvé nécessaire d'ouvrir la porte de l'amitié avec la clef de cette lettre sincère. Et comme c'est un antique usage, conforme aux maximes de l'ami-tié et de la cordialité, que les amis s'adressent des présents, je prie que l'on veuille bien accepter ces ornements, les~ptus agréables de notre pays. J'espère qu'a vôtre tour vous rafraî-chirez par la rosée de vos bienveillantes lettres le jardin' d~un cceur qui vous aime inGniment, comme je vous prie de m'ho-hôrér de vos ordres~ que je m'oure d'exécuter avec le plus grand empressement.

Dieu veuille garder vos joura sereins, heureux et glorieux t

'CtMtcÏ:< Un collier de perles, du poids, de.qua~e,cent ]qùatre-vih~ dix-huitcarats.- Cinq.châiesdeslhde~ :'Í~ "d; l Une~cassette.(~:carton, cubage 'd'Ispahan. i,' H;,¡¡; Une petite bo~e~ mettre lM Un mêUb!e contenant divers ùstënsn~ :CihqptecesdebroMrt. /.{' Avec quette sagesse et quelte modestie l'ambassadeur) qui se~ journë a Saint-PétërsboUrg, s'exprime ehsinte sur !es rapports des deux nattons, nous avons pu; t'exposer ci-dessus a nos com-patriotes) dans }a suite de l'histoire de la littérature et de la poésie persane~ ,;¡ Cet homme, qui semMe né ambassadeur~~ comme il se rendait en Angleterre, .nous. l'avons trouve à Vienne, ou l'atteignent les. dons.g~acteuxfae son prince, qui veut y donner lui-mdme) par ~express!on''poëtique~ et de la valeur. Nous citerons ençofe ces vers, comme clef ter-minale de notre coupole ~iormëe~i~est Yrai.demaiériaux di Yers, mais qui, s'il plaît a bieu,'serapôùrtaQ~

BURt.EDBAt'EAU.

< Feth Ali Chah, le Turc, est pareil à Dschemschid il est la lumière du monde.et seigneur d'Iran, soieilide !à terre :fson parasol répand stir les campagnes du monde une ombre vaste; J sa ceinture exhale le parium du musc dans le cerveau de Sa-turne. Iran est la caverne du lion/son prince est le soleil c'est pourquoi le lion et le soleil brillent sur la bannière de Dara. La bannière de soie élevé jusqu'à la voûte du ciel la tête du mes-sager Aboulltassah Khan. II a ëte envoyé a Londres par amour, et a porte bonheur et sahtë au seigneur des chrétiens. ]) i. Voyez, paget~b

SCR LE MBAS DE 'L'ORME.' (ATect'imtgedoMtettttttuirbt.)

Que dieu bénisse ce ruban du noble éclat! Le soleil écarte devant lut Ïè rideau. Sa parure est due au pinceau du deuxième ~Mani l'image de Feth Àli Chah avec ~à couronne du soleil. \\b6uÏHassanKnan~sà~~ ,tiifgf~fid'~hN¿Yé' dl{'~M-: gnëur avec !a cour du ciel, dé la tête aux pieds~ plongé dans les pertes du souverain il à suivi du comtnencemënï a ia~ nh !c chennn du service.' Comme on voulait 'étever saleté jusqu'au so!eit, on lui a donné le s6Ïéil dû ciel pour 'serviteur. Uh'si joyeux message est d'une 'grande' sighincattôh~pôur'l'ehYoyé nobteet loue} son alliance est ralliancë~dë Dara~'lëmàttredu monder parole est la paroïe du seigneur, qui brille d'une ciar~c~cs~~ Les cours orientates dbMrvënt) sotis l'apparence d'une haivë~ ehfan~ne, une conduite et une marche particulièrement sage et rusée. Les poésies précédentes en sont là preuve. Là dërhi&reaMbassadë rUsse en Perse trouva) il'ést vrai~ 1 Mirza'AbourHassah Khan a ta' cotir', j~dis~nôh trcs~haut place dans la ïà~eUr. Il s'attacha modestement a l'ambassade) lui rën-ditquetqùês services et niëntà~a reconnaissance. Quelques an-nées après) !c même homme est envoyé en Ahg!ctcrrc'avec Une suite magninque, mais, pour l'hônp~ër d'une ttianiePeëctatante, on se sert d'un singulier moyens On ne tui confère pas a son départ toutes ses dignités on le laisse partir~ muni de lettres de créance et des autres choses nécessaires. Mais~ a peine est-il arrivé a Vienne) que des messagers lui apportent à la hâte des marques brillantes de sa dignité, des témoignagea surprenants de son im-portance. On lui envoie'un étendard avec les insignes.de l'em-pire, un ruban d'ordre, où britle l'emblème du Soleil, et mémo le portrait du prince. Tout cela l'éteve a la dignité de représen-tant de'Ia puissance suprême en lui et avec'lui la majesté est présente. Oh'nc' s'en tient pas la on ajouté a ces distinctions des vers~ qui font valoir, a la manière orientale, avec des mé-taphores et des hyperboles briiiantcs,'l'étendard, !c soleil et le portrait.

Pour aider l'intelligence des détails, nous ajouterons quel-ques.observanohs. Le roi se dhTurc~ comme issu de.Ia tribu deCàtschar) qui apparU~ là i JangU'c turqúé, IJW :éffet' tôtites les tribus principales de Perse'qui compp sorit di=. Yisëes, d'après la tangue et iade~ tribus des tan-gues turque, ttourde;16ure et a~ IH se compare & Dschemsctud comme les Persans mettent teursputssants prmccsen'paraltète avec leurs àncieh~M 50'US !e rapportée certaiM 'qU~Ülés'~ ûn 'F~ftdÓ\m 'p6tir' iâ'idÍg){lt~' j' un Dschemschid. pour ~ëclàt un Atexàndre pour la;ptHssahce, un Darius pour la sauvegarde. Le roi lui-même est le;pafonoi, l'omDre de Dieu sur laté~~ sè~teniêhtrdans iÍcii~ardêúrs de reté~ira besoin lui-même d'un parasol, mâts cet leèotl-" ~rcpaaséui~ii ombrage'le-monde entier lapiUssubtile, la piusdurable~Iap~ cëinfure du roi jusqu'au cerveau de Saturne: Saturhe'ést encore p6tir eux la plus élevée des planètes; son orbite cl6i le inférieur. La se trouve la tete~ !e cerveau/du tout ou se trouvé un cerveau, it y a des sens Saturne peut dôhc'përcëvoir l'odeUr du musc ) qui s'eteve de la cemture du roi. Dora est le, même nom qUe' Darius et'signiue hlàitré:, Les Orientaux ne négligent en aucune ôccasiôh'de rappeler le souvenir dé leurs ancêtres. Iran est nommé ~acafemc<hUto~ et la chose nous semble déjà remarquable, en ce que ta province de Perse qui est aujourd'hui là résidence ordinaire de la coût* est eh gênerai montagneuse, 'et que l'on fpeut .bien se figurer 'le royaume <:omme une caverne peuplée de lions~de guerriers.–Za ~n-- Mt~e de M~ éte\'e formeltement l'ambassadeur aussi haut que possible ct,'a la fin, on exprime un sentiment amical et bien-veittant pour l'Angleterre.

Sur la deuxième poésie nous ferons d'abord observer, d'une manière géncrate, que les rapports de mots communiquent a la poesiepersano une agréable, vie intérieure; ils se présentent souvent et nous charment par d'ingénieuses assonances. ~'Le ruban'peut s'entendre aussi de tout espace termé~ qui, ayant une entrée, a aussi'besôin d'un portier, ainsi que s'ex-prime l'originat'en disant: dont le soleil sôuteve(oUvre) te rideau (ta portière), 'car, en Orient, Importe des chambres est souvent un rideau; celui qui tient et qui soulève te rideau est donc te portier. Sous le .nom de '~dttt est- entendu Mânes, le chef des Manichéenst H fut, dit-on, Un peintre habile, et il fé-~ pandit surtout au moyen de tableaux'ses étranges hérésies. II* 'est nommé ici) comme' nous nommerions Apcllcs'ou Raphaël. L'expression per/Md~M~~ratftëtônne l'imagination ~'IM~ péilés peûvehtêtré aussi considérées comme gouttes, et l'on peut donc concevoir, une mer de pierlës, dans laquelle là 'gracieuse Majesté plonge 'son favori { Si elle l'en retire ) les gouttes restent àttà-chées a sa~përspnne~ et tl:sé: trouve' maghinquement paré' de la tête aux pieds~'Mats~ ~tMttu ~d't~ ~!ce aipàreUtemënt une tête et des:piedS)fun,cbmmehcemeht départ et un' but j et, parce que '!ë serviteur I~a 'parcouru fi-dèiement, il est ~oué et récompense.' Les Vers qui.suivent;dé-c~tent de nouveau -l'intention-'de'rèlovér'sâns mesure l'ambas-sadeur et 'de lui assurer 'la'plùs haute con(!ahce près dé la cour ou il est envoyé, tout comme si le roi lui-même était présenta Nous en concluons que l'ambassade en Angleterre est de la plus grande importance.

Oh a dit, avec vérité, de la poésie persane que c'est une systole et Une diastole continuelles ~Ics poésies ~précédentes prouvent lajustesse de cette appréciation~ËHes s'éianccnt toujours dans l'inUni et reviennent aussitôt dan~ le uni. Le souverain ësMa lumière du'mbnde~etjehmeme'témps'ie mattre dë'.l'empire; Ib'paràsol qui le préserve du solei! étend son othbresur les campagnes du monde; les parfums de sa ceinture montent jusqu'à Saturne ) et voila comme tout prend son essor, comme tout arriver des temps les plus fabuleux, pour là' fête du mo-ment. Par 1~ nous apprenons une fois de plus, que leurs tropes, leurs métapitores, leurs hyperboles, ne doivent jamais être pris isolément/mais dans le sens et l'ensemble de tout l'ouvrage.

Bétttton.

St l'on considère l'intérêt qu'a inspiré, des temps les plus anciens aux plus modernes, la tradition écrite, cet intérêt se trouve surtout viviOé par cette circonstance, qu'il y a toujours quelque chose a changer et a perfectionner dans ces feuilles et ces parchemins. S'il était pôssibte que l'on mit dans nos mains une copié rccônhuësans faute d'un ancien auteur, peut-cire se-rait~iicbicnt6Uaisséede~ H faut avouer àùssr que nous pardonnons a un livre beaucoup de fautes d'iMprcs~ibn parce que hû dà les découvrir. Puisse cette singularité do l'esprit humain prunier aussi ahott'cItYre, car il'ést réservé a nous ou a d'autres de rc-médier'a'bien'dës défauts', de'cûrriger bien dès-fautes mais un peti~ supplément sur ce sujet nesera pas accueilli avec dé-faveur.

Parlons avant tout de l'orthographe des noms orientaux, pour lesquels il est presque impossible d'atteindre à ime con iormite'générale~ Eh ëtret~ 'gtaridë' difté'rei1ce'des; langüès onëntaiësë~occidchiàles tait qu'il est dimcilë de prouver chez nous de purs équivalents pour les alphabets des premières. Commet en outre les langues européennes par suite de leurs origines diverses et de leurs dialectes particuliers, attribuent à leur propre alphabet une valeur et une portée différentes, la concordance est encore plus difficile obtenir. Les Français ont été nos guides principaux dans ces contrées. Le dictionnaire d'Herbelot est venu a notre secours. Or le savant français a du approprier et accommoder les mots et les noms orientaux a la prononciation et au goût national, ce qui a passe peu a peu dans l'usage allemand. Ainsi; par exemple, nous di-sons encore Hcgire plus volontiers que Itcdschra, par euphonie et par habitude.

Kt que ne devons-nous pas aussi aux Anglais t Quoiqu'ils ne soient pas d'accord sur la prononciation de leur propre langue, ils usent, comme de juste, du droit de prononcer et d'écrire ces noms a leur manière, Ce qui nous jette de nouveau dans le doute et l'incertitude.

Les Allemands, qui ont plus de facilite a écrire comme ils parlent, qui'sc conforment sans répugnance aux sons, aux quan-tités et aux accents étrangers, se sont mis a l'oeuvre sérieuse-ment. Mais, comme ils ont visé à s'approcher toujours plus de l'étranger, on remarque ici une grande différence entre les an-ciens et les nouveaux ouvrages, en sorte qu'on trouve à peine des motifs pour se soumettre a une autorité certaine. J'ai été heureusement délivré de cet embarras par mon aima-- Me et Ingénieux ami, J. G. L. Koscgarteh, a qui je dois aussi la traduction des poésies rbyates données,ci-dessus, c~ qui ~a <bUrh~ piusieurs th<bnna<K)ns< Veùi!!c ce Gdèie ami seconder, i dvecla même biehveinancc, mes pf<!paratifs pour un nouveau Divan t Stttettfe~etSttey* A notre~ tnâttre t. Va donne-toi eh gage ) 6 petit Uvrë, avec ` une joyeusë:connahcc ici, au commencement~ ici, a la nh, oriental, occidental, A et M.

Maintenant nous avons énonce lo boh conseil et noUs y avons consacré un grande nombre de nos jours. Si peut-être il soithe mal aux oreilles dés hommes. t soit t le devoir du messager est de parler. Itsùmt.

est de parler: il sùffit. 4~li' f:

ttN. Aaroh,693.

Abbas,574,7ll.

Abraxa8,~33f575. `- Aboutitassàn Khan, 740.

A)the!tegi,657.

Àtcxahdre te Gran'tt &'?'), 588,623, 626, 633, 659,741.

A))ah,583, 589, 698,04t.

Amrat!tait6i7.

Amrou,6i7.

Ansad,637t Antara,6l7.

Asra,646.

Attar,6M.

Ba!kh, 675, 623, 632, 640.

Bamian,623.

Barnitc!dcs, 63t, 624. 632.

BastanNameh.637.

Bchramgour, 583, 650.

Bidpa<,627,650,673.

Boteinah, 546, 578, 650, 67&.

Ca)ifM,631.

CanUque de& Caht!ques, 616.

Catscbar, 652, 74t.

Chah(voyexSehah).

Chardin,723.

Chirin (voyez Schirtn).

C)itus,659.

Darius I", 624, 741.

P D~PVR ThtT! t' ..i

ÎL~rJ~jtluili~.

Danus Cpdom;thu&, 62~

Det!))e,735.

'Derviche, 6~2, 6~3.

D8Dietz:727.

bitardm,583,650.

Dschami, 582, 6~, 6~6/650..

Dschetat-eddtn Houmi, 5551 6M,

Dschcmit, 5~6, 578, 650, 675.

Dschcmschitd,7'tl.

Ëbousouhd, 5'tl, 5M.

Eichorn, 615, 706, 726.

Ënv~i, b6'(, 639, 6:t&, 655, 657.

Esstdi.638.

Fa), 673.

Ferdoucy, 555, 878, 637, 6~5, 666,

Fcrhad, 5~6.

Fertdcddtn Attar, 673.

Fcth Ali Schah, 652.

Gaznovides, 637.

Gcndscho, 6~0.

Gengis Khan, 6M, 6~1.

Ghilan Schah, 730, 732.

Gutbrcs, 62t.

Hacani.657.

HaOz, 532,5~0, 6M. 6't6. 666,673,

RÉERTOIRË.

Hammpr/732, 736.

ttareth,617.

Hatemt57l.

Hatemtha~57h HatemZograi,57t.

Hedschra,743.

Hcereh, 706.

Hégtre,~3.t,'?43.

nerbe)ot,'?43. i.

Hpfit)prtt723.

Herdert6t5.

Homère, 666, 671.

Horace, 666.

HoUdhoùdt 5~9.

t!oudsei!ttM,6l8,619.

Uouris, 532,' 54~ 579, 606, 607, tamb)ique,6il.

Icône,6~1.

tcsdedsehird,637t !ran, 574, 6~2,739. 74~.

Islam, 566, 629, 6~3, 688.

tsraë)f689.

Isvendiar, 666.

Jonp3,666,725.

Kasch~er, 685.

KattaY.685.

Khosrou Parais, 623, 627, 6M.

Khouarpsm, 685.

KicMa~u8,729.

Koscgarten,737,744.

Koubtai Khan, 707.

Lebid.617.

Leita, 5M, 550, 6M.

Lokmann, 566.

Lorsbach, 726.

Maani,7M.

Mahmoud do Gasna, 633.

Mahomet, 562, 604, 606, 609, 628.

Mani, 740,742.

Mansbur 637.

Marco Polo (voycx Poto).

Medschnoun, 546, &5&, 560, 640.

Mfgadh6uta,737.

Mcsn6vi,653.

Messoùd,'729.

M'chaetis, 663.

Mirzat54ï.

Mirzà Ab&u) Hassan Khan, 65t.

Misri,642.

Moattakat, 6t6.

Mot)edfs; '623, 627

Moïse, 689.--

Monto~tia (Jean de), 708.

Mosan'er, 643.

Motahabbt,M8,630.

Muteyt &90.

Nibptuhgcn, 667,735.

Nisami, 647,582; 640,645,648,7S6.

Nousch)rvati,650.

NoussreddtnKhot)scha,683.

OlcanUs, 723.

Omar, 63i.

Omar-ebn-abd-e)-asi3,65t.

Pambeh, 602.

Parsis, 601, 620, 688.

Pautus, 706.

Rehivi, 638.

Poto(Marco),664,707.

Rpisko, 663.

Richter (Jpan-Paut), 667.

Rodavou,546.

Roustan) 546.

RuH), 6t5.

Saadi, 582, .642, 046, 685, 723.

Sacy (Sylvestre de), 744.

Sahir Fariabi, 657.

Sacountata, 737.

Samanides, 637.

Sapor t", 626.

Sassanides, 583, 626.

Schah Nameh (Livre des rois), 638,

Schah Schedsctta, 555.

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