‹ Œuvres de Goethe. Tome 1Chapitre 34 sur 109 · XV. — La jeune fille · texte numérisé non relu

XV. — La jeune fille

Je doute qu'elles soient sérieuses, les lignes entrelacées. A la vérité, j'observe avec plaisir tes jeux de syllabes; mais, si je m'en crois, ce que les cœurs sentent véritablement, mon doux ami, on ne doit pasje polir.

Le poëte, pour échapper à l'ennui, a coutume de fouiller jus-qu 'au fond de son âme; mais il sait rafraîchir ses blessures; il sait, avec des mots magiques, guérir les plus profondes.

lie poëte.

Regarde là-bas, ma chère ! Qu'arrive-t-il à l'artificier? Instruit dans l'art de faire éclater le tonnerre, selon des règles certaines, il creuse habilement ses mines en zigzag;

Mais la puissance de l'élément est la plus forte, et, avant qu'il ait pris ses mesures, il vole dans les airs, brisé avec tous ses artifices.

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