‹ Œuvres de Henri de RégnierChapitre 142 sur 203 · LA RAMPE · texte numérisé non relu

LA RAMPE

La double rampe, auprès du bassin que surplombe La terrasse de marbre où le buis nu serpente, Incurve sa montée et courbe sa descente. Et, de la vasque en pleurs, sanglote l'eau qui tombe.

La corneille criarde et la blanche colombe Alternent, l'une rauque et l'autre gémissante; Chaque cyprès, le long de cette double pente. Figure un cippe noir d'où le lierre retombe.

Si tu descends à gauche et si je monte à droite. Nous verrons tous les deux, en l'onde dont miroite La patine d'or vert qu'éteint le crépuscule.

Toi, la Déesse en fuite et moi le Dieu discret, Statue en marche qui s'avance ou qui recule. Glisser inversement de cyprès en cyprès.

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