INTÉRIEUR
Le Temps sentencieux et le muet Amour Se tiennent côte à côte et debout devant l'âtre, Et l'on voit se croiser dans le miroir verdâtre La faulx vaine du Temps et l'aile de l'Amour.
L'aile est lasse. Le Temps parfois parle à l'Amour; La voix douce reprend la voix acariâtre; L'enfant résiste et le vieillard s'opiniâtre, Et l'enfant ne veut pas comprendre, étant l'Amour.
Rosaces au parquet et lustres au plafond, Éclair qui va tonner, roses qui fleuriront ! Le miroir s'interroge et scrute le miroir.
Le meuble se contracte et crispe ses pieds tors; La porte s'entrebâille et l'on attend l'Espoir Qui de l'aile de cendre eût fait une aile d'or.