FIN DE JOURNÉE
Un même songe a fait de marbre vos paupières, Dieu qui verdit auprès de toi, Déesse blanche ! Et toujours ce murmure où la vasque s'épanche Et cette allée oblique et ces eaux régulières...
L'ombre, à chaque printemps, des feuilles familières Touche l'épaule lisse et remue à la hanche. Et votre ennui captif sur le socle se penche Pour y voir vos pieds nus pris aux cordes des lierres ;
Et toi, lasse comme eux, mais que ton ombre suit. Tu viens, du noir portail où s'arque un double buis. Regarder l'horizon de la campagne verte;
Et, debout sous l'arcade amèrement rigide, Tu laisses à ta peau, par ta robe entr'ouverte. Fraîchir le souple vent qu'embaume l'herbe humide.