‹ Œuvres de J. DelilleChapitre 379 sur 413 · AUGUSTA DE BRUNSWICK · texte numérisé non relu

AUGUSTA DE BRUNSWICK

Proscrit, errant, sans foyer, sans pairie, Cet enfant nouveau-né d'une épouse chérie', Même en nous consolant, ajouloil à nos maux; Mais des infortunés la généreuse amie Lui daigne omTir ses bras et son ame attendrie.

Sous des auspices aussi beaiux , Ah ! qu'il est doux d'arriver à la vie !

Tel ce bouton frais et vermeil ,

Qui dans l'hiver n'osoit éclore, IVattendoit , pour s'ouvrir, qu'un ra3on du soleil ,

Ou qu'une larme de l'Aurore.

Heureux enfant ! du céleste flambeau Apprends-nous donc enfin à bénir la lumière; Mêle ton doux souris aux larmes de la mère.

Et puisse, jusques au tombeau,

T'accompagner dans la carrière Ce rayon de bouheur tombé sur ton berceau !

A MADA:ME la PRINCESSE

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