‹ Œuvres de J. DelilleChapitre 38 sur 413 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Je chante les moissons : je diiai sous quel sigce 11 faut ousTir la terre et marier la vigne; Des soins industrieux que Ion doit aux troupeaux. Et l'aljeille économe , et ses sages travaux.

Astres qui , poursuivant votre course ordonnée , Conduisez dans les cieux la marche de l'année ; Protecteur des raisins i, déesse des moissons, Si l'homme eucor sauvage, instruit par vos leçons, Quitta le gland des bois pour les gerbes fécondes, Et d'un nectar vermeil rougit les froides ondes; Divinités des prés, des champs et des forêts, Faunes aux pieds légers , vous , Nymphes des guérets , Faunes , Nymphes , venez ; c'est pour vous que je chante. Et toi, dieu du trident , qid de ta main puissante De la terre frapjjas le sein obéissant, Et soudain fis bondir un coursier frémissant, Pallas î, dont l'obvier enrichit nos rivages ; Vous, jeune dieu de Cée 3, ami des verts bocages, Poiu- qui trois cents taureaux éclatants de blaucheiu-, Paissent l'herbe nouvelle et l'aubépine en fleur ; Pan , qui sur le Lycée , ou le riant Ménale , Animes sous tes doigts la flûte paslorale; Yieillard, qui dans ta main tiens un jeune cyprès; Enfant 4, qui le premier sillonnas les guérets ; Vous tous, dieux bienfaisants, déesses prolectrices. Qui de nos fruits heureux nourrissez les prémices =>, Qui versez l'eau des cieux , qui fécondez les champs , Ainsi qu'à nos moissons , présidez à mes chants.

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