‹ Œuvres de J. DelilleChapitre 398 sur 413 · IMITATION · texte numérisé non relu

IMITATION

De quelques vers du poème des Jardins ' , envoyée à M. Dclillc avec un coffret de hoobons.

Hélas! je n'ai point vu ce poète enchaulein-, Qui charme mon esprit et qui ravit mon cœur; Mais j'en jure et Delille et sa brillante lyre , Je verrai ce mortel que l'univeis admire. Par madame de St

RÉPONSE

Quel contraste frappant votre épitre rassemble ! Vos vere , mêlés aux mieus , sont pour moi des leçons ; El le même quatrain nous offre, unis ensemble. Les chicotins et les bonbons.

« Hélas! je u'ai point vu ce séjour enchanté, Ces beaux lieux où Virgile a tant de fois chante ; Mais j'en jure et Virgile et ses accords sublimes. J'irai : de l'Apennin je franchirai les cimes ; J'irai, plein de son nom , plein de ses vers sacrés, Les lire aux wcmes lieuv qui les ont inspirés.

Jardins , cb. ii.

POÉSIES FUGITIVES

VERS

Adresses à M. Dclillc, dans un diucr.

Ce n'est point des Jardins le chanire liarmoiiieux , Ce n'est point le rival des Miltons, des Yirgiles, Que je chante en ces vers, qu'on pourroit faire mieux, Et qu'un peu plus de temps eût rendus plus faciles; C'est le convive aimable et brillant de gaieté , Qui semble embarrassé de sa célébrité; (;'esl cet esprit léger qui s'échappe en raillie, Qui captive toujours, et jamais n'humilie;

Dont la douce simplicité, Naturelle en sa bouche, ainsi que l'harmonie Forceroit l'envieux, de sa gloire irrité,

A lui pardonner son génie, laissons donc là ses droits à l'immorlalité :

Oui , Delille , aux lieux où vous êtes , Le plus charmant convive et le plus souhaité Fait toujours oublier le plus grand des poêles. CoRions.

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