SUITE
J. RAcnm. Tii
(SUITB.)
8 1 • DB BAGUfE A M. RIVliRE.
A Paris, ce a8. juin [1688*].
Ji reçus hier votre lettre, et aussitôt j*allai chez H. Champion, qui Ic^e dans mon quartier, pour demander où je trouverois M. Yarlet. Mlle Champion me dit qu*il étoit presque toujours à S. Oou. Cependant, Monsieur, j'ai soDgé que je n*ayois pas même besoin de son entre* mise. Je parierai à M. de Noirmoustier* ou à Mme de Braociane ', et conclurai aisément avec eux, s'ik veulent
Lims 81 (rerue rar Pautographe, consenré k laFert^Bfilon). ^ I. Fanehon (Jeanne-Nîcole-Françoise Racine), dont il est parlé dans eette lettre, était née le 99 noTembre 1686 (To^eK au tome VI, p. S36, la note i de la lettre $7). Racine exprime le désir qa'on b i^TTe Tert la fin d'aoât, en reconnaissant qae ce sera un peu plus tard que de coutume. La date de 1688 est donc plus vrai •emUable que eelle de 1687.
s. Antotne-Françob de la Trémoille, duc de Noirmoustier, né le 17 juillet i65a, mort en 1733.
3. Anne-Marie de la Trérooille, sœur du duc de Noirmoustier nommé k la note précédente. Elle arait été, en 167$, mariée ta secondes noces k Flario Orsini, duc de Bracclano. En 1698, apris la mort du duc de Bracciano, elle prit le titre de princesse des Ursins, sous lequel elle est restée si célèbre. Elle mourut le 5 décembre 1733.
jggg vendre, et qae la chose soit comme vous le dites, c^est à-dire que le fermier rende, toutes charges faites, 960 «, et qu'on ait la ferme à moins de vingt mille Grancs, ce qui sera le denier vingt. Mais il y aura encore les droits de lods et ventes, qu'il faudra payer, je crois, à Messieurs de Sainte-Geneviève. Je vous prie de me mander au plus tôt ce qui en est, et de prendre la peine de voir vous-même la ferme, si elle est en bon état, si c'est un bon fermier, de combien elle est chargée de redevances envers le château. On m'avoit dit qu'elle étoit aussi chargée de plusieurs muids de grain envers Mesdames de Maubuisson ^. Gela seroit de grande conséquence ; et je n'en voudrois pour chose au monde, si ce[la] étoit. Je crains aussi qu'en considération de M. de Noirmoustier le fermier soit médiocrement chargé de tailles, et que cela ne vint à augmenter si la ferme étoit à un autre. Ainsi le revenu diminueroit à proportion. J'attends réponse de vous pour parler ou pour faire parler de cette affaire. Je vais dans une heure à Versailles, et je m'informerai chez Monsieur le contrôleur général s'il y a quelque nouveauté sur vos charges, et prendrai les devants, si cela est.
Ma femme est bien obligée à ma sœur des peines qu'elle prend et qu'elle s'offre de prendre pour nos enfants'. Elle seroit d'avis qu'on ne sevrât Fanchon que vers la fin du mois d'août, et qu'on la laissât encore à la nourrice jusqu'à ce temps-la, parce que nos enfants ont accoutumé d'être fort délicats quand les dents leur
4. Les religieoset de Tabbaje de Maubuisson , près du rillage de Saint- Onen, arrondissement de Pontoise.
5. Ce dernier membre de phrase parait signifier que Mme Ri- Tière s'offrait k prendre soin, non-seulement de Jeanne Racine, mais aussi de Madeleine, née le 14 mars 1688. Cest une raison de plus pour ne pas dater la lettre de 1687.
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▼iennent; et nous irions la qnerir ren la mî-seplein- TTtT bre en TOUS allant yoîr. Néanmoins elle s*en ra|^rte entièrement à yoos, et trouvera bon toatce que vous fierez. Ole envoyera parle messager tout ce que ma sœur demande. Je suis pressé de partir. Adieu, mon cher Mon* sieur. Je remercie de tout mon oosur Monsieiar le proeureor du R<h *, et je vous prie de lui faire mes compiioients.
Suseription : A Monsieur Monsieur Rivière , conseiller du Roi et grènetier à la Ferté-Milon. (Restes d*ui| cachet au cygne, semblable à celui de la lettre 60 : voye« au tome YI, p. 5440