‹ Œuvres de J. RacineChapitre 11 sur 222 · Gouverneur de Bruxelles · texte numérisé non relu

Gouverneur de Bruxelles

je vous dise qne j*ai -été dans la trandiée, n'allez pas ^^ croire qne j*aie été dans ancnn péril : les ennemis ne tiroient phis de ce côté-là, et nous étions tous, ou appuyés sur le parapet, ou debout sur le revers de la tranchée. Mais j*ai couru d'autres périk, que je vous conterai en riant quand nous serons de retour.

Je suis, conune tous, tout consolé de la réeeption de Fontenelle **. M. Rose parott ftché de voir, dit-il, rAoa*demie inpejus ruere^^. Il vous £ut ses baisemains avec des expressions très-fortes, à son ordinaire. M. de Oivoye et quantité de nos communs amis m'ont chaîné aussi de vous en &ire. Voilà, ce me semble, une assez longue lettre ; mais j'ai les pieds chauds, et je n'ai guère de [dus grand plaisir que de causer avec vous. Je crois que le nez a saigné au prince d'Orange*'', et il n'est tantôt plus finit mention de lui. Vous me ferez un extrême plaisir de m'écrire, quand cela vous fera aussi quelque jdaisir. Je vous prie de faire mes baisemains à M. de la Chapelle. Ayez la bonté de mander à ma femme que vous avez reçu de mes nouveUes.

1 5. Le lundi s ittU 1691 , rAcad^mie françaiie déiigna Fontenelle pcmr remplir la place derenne Tacante par la mort de Villayer, dojen da conseil d*Éut. Le lundi a3, après que Ton te fut asaorë de Tagrëment du Roi, un second scrutin, où, suirant le Mercure gmUmi (arril 1 691, p. 157), il eut tous les suffrages, le nomma définiûrement. Racine le regardait comme au après le premier scru* tin du a arril. La réception eut lieu le 5 mai suirant.

16. « Tomber en décadence. » — Ce fut toutefois le président Rote, à ce que rapporte le Mercure k la page citée dans la noie précédente, qui informa le Protecteur « du mérite de M. de Fontenelle. » Mais cela sans doute signifie seulement qu'il fit connaître au Roi le choix de TAcadémie.

17. Cest ainsi qu*antonr de Louis XIV on pariait du roi Guilbnme, qui arait reconnu Timpossibilité de secourir Mons. Vanban était moins sérère et plus juste. Vojex V Histoire Je Lom^is^ par M. C. Routset, tome IV, p. 465 et 466.

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J*ai oublié de vous dire qae pendant qne j^étois sur le mont Pagnotte** à regarder Fattaque, le R. P. de la Chaixe étoit dans la tranchée, et même fort près de Tattaque, pour la voir plus distinctement. Ten parlois hier au soûr à son frère ^*, qui me dit tout naturellement : « Il se fera tuer un de ces jours. » Ne dites rien de cela i personne ; car on croiroit la chose inventée, et elle est très-vraie et très-sérieuse.

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