‹ Œuvres de J. RacineChapitre 16 sur 222 · Voyez ci-dessus, p. 14, la note 10 de la lettre · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 14, la note 10 de la lettre

de Fétat où est son oooher.M. du Tai tre", à qui j*en a "^T — ptrié, dit que son mal n'étant pas ime dysenterie, les remèdes d'Helvétius^' n y feront rien ; mais Helvétius est en réputation, même pour les fièvf es, et fl va partout comme les autres médecins.

Mon genou m*a fait assez de mal œs jours passés, et je crois que le fiN>id en a été cause. 0 ne m'a foit aucun mal aujourd'hui, et j'espère que cela ira toujours en diminuant.

Tapprouve tout ce que votre mère a fait chez Mme Rondelle ^*. On ne parle plus de deuil, ni que la reine d'Espagne*^ soit en péril : ainsell ie peut faire halnller votre sœur comme il lui plaira. Ëcrivez-moi toujours; mais que cela n'empêche pas votre chère mère de m'écrire, car je senns trop fâché de ne point recevoir de ses lettres.

Adieu, mon dier enfiemt : embrassez-la pour moi, et fidtes mes baisemains à vos sœurs. Saluez aussi M. Willard de ma part.

II. Dy titfu Têrtrê dans Porigmal; il nous parait àpen prêt oer. tain qa*il dut lire du Tartre. Voyez au tome VI, p. 586» la note 4 de la lettre 78, et d-aprèt, p. 3i.

II. Adrien Helrëtius, m^ecin hoUandais, grand-père de Pantenr do liTre de YEiprit^ mort à Paris le ao féTiîer 1727, tgë de soixantecbq ans. —La pondre d'HeWétius, dont Tefficadtë contre les dyt* lenteries «Tait alors une grande c^ânitë, et qui fit gagner à oe m^ectn une grande fortune, ëtait rip^cacuanlia. Les médecins, et principalement Fagon, étaient déchaînés contre Helyétins. Voyez les Mémoires de Saini~Simon^ tome III, p. Sa et 83.

i3. Marchande chez laquelle Bfme Racine arait acheté des étoffes pour habiller son fils. (Note de Ndition ds 1807.)

14. Marie-Anne de Neubourg, fille de Philippe-GuiUaume due de Neubourg, électeur palatin, née le 98 octobre 1667, mariée le aS aoÂt 1689 au roi d'Espagne Charles II. Elle mourut à Guada* laxara, le 16 juillet 1740.

,1)^^ 90. — ' DB RAGIHE ▲ BOILBAU.

A Versailles, ce mardi [8 avril 1692^].

Mmb de Maintenon m'a dit ce matin que le Roi avoit réglé notre pension* à quatre mille francs pour moi et à deux mille francs pour vous : cela s^entend sans y comprendre notre pension de gens de lettres. Je Fai fort remerciée pour vous et pour moi. Je viens aussi tout à Theure de remercier le Roi. Il m*a paru qu*il avoit quelque peine qu*il y eût de la diminution ; mais je lui ai dit que nous étions trop contents. Tai plus appuyé encore sur vous que sur moi, et j*ai dit au Roi que vous prendriez la liberté de lui écrire pour le remercier, n*osant pas lui venir donner la peine d* élever sa voix pour vous parler '. J'ai dit en propres paroles : « Sire, il a plus d'esprit que jamais, plus de zèle pour Votre Majesté, et plus d'envie de travailler pour votre gloire. »

Vous voyez enfin que les choses ont été réglées comme

LsRBB 90 (reme rar l'autographe, conienrë à la Bibliothèqae impériale). — i. Cette date a éxé ajouta au crayon et entre parenthètet tnr rantographe même; nous ne saront par quelle main, n est remarquable qn*ici, non-seulement Tannée, mais le mois et le quantième ont éxé indiqués par Tannotateur. La plupart des lettres de ce recueil manuscrit de la Bibliothèque impénale ont été datées de Tannée par le même crayon. La date de Tannée est quelquefois aussi écrite à Tencre, nous ignorons également par qui : Técriture des notes à Tencre, qui est fort soignée et jolie, n'est pas, comme nous Tarions cru d*abord, celle de Jean-Baptiste Racine; car sourent celui qui a écrit la date renroie en même temps à la page de Vimprimé^ et fait remarquer que le texte de Tonprimé est mutUé. Or cet im/nimé est le Recueil publié par Louis Racine iqirès la mort de son frère. Peut-être ces notes à Tencre ontelles été écrites sur l'autographe par Testeur de 1807.

a. Il s'agit de leur pension d'historiographes.

3. Boileau commençoit à derenir un peu sourd. {Noté de Lomu Mmeime.) —Voyez ci-dessus, p. 14» la note 8 de la lettre 87.

LETTRES. tS

Faries loiiluâté vont-méme. Je ne laiate pas d'à- ^^ fw une ^imie peine de ce qa*il semble qae je gagne i cela ph» qae tous; mais outre les dépenses et les &tigiies des voyages, dont je suis assez aise que vous soyez délirré, je voos connois si noble et si plein d*amitié, que je suis assuré que vous souhaiteriez de bon oœur que je fosse encme mieux traité. Je serai très-content si TOUS Fêtes en effet. Fespère vous revoir bientôt. Je doneore ici pour v<Hr de quelle manière la chose doit toorner; car on ne m*a p(nnt encore di^ si c'est par un bievet, on si c'est à Fordinaire sur la cassette. Je suis entièrement à vous. U n y a rien de nouveau ici. On ne pille que du voyage, et tout le monde n'est occupé que de ses équipages^.

Je vous oonseiUe d'écrire quatre lignes au Roi, et autant i Mme de Maintenon, qui assvurément s'intéresse loqoors avec beaucoup d'amitié à tout ce qui [vous*] tooche. Envoyez-moi vos lettres par la poste ou par votre jardinier, comme vous le jugerez i propos.

Page 1