‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 168 sur 442 · ACTE V, SCÈNE I. aSS · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I. aSS

LYSANOR.

J'ai trop peu dit encore, et vos yeux seulement Vous peuvent figurer un objet si charmant; Il suffira, monsieur, sans user d'autre adresse, Qu'à ma confusion moi-même je confesse Que mes yeux ayant vu sa divine beauté , N'ont jamais sans horreur mon miroir consulté.

CLÉA.NTHE.

Il suffit, et, qu'elle ait ou n'ait point de pareille.

J'adore aveuglément cette rare merveille;

Et si son cœur consent au dessein que je fais.

Un hymen entre nous rétablira la paix.

Qu'elle apprenne de toi combien je la révère,

Sois de ma passion fidèle messagère.

Et pour comble des biens que je puis recevoir.

S'il se peut, obtiens-moi le bonheur de la voir;

Qu'aux portes seulement sa majesté conduite

M'accorde cet honneur avec égale suite;

Qu'Alcandre t'accompagne en l'exécution

De ces soins que tu prends pour mon affection.

LYSANOR.

Si mon espoir n'est vain, cette heureuse journée Bornera nos ennuis par un double hyménée ; Vos armes céderont à ses moindres regards, Et de ce beau séjour l'Amour chassera Mars.

(Ils sortent tous.)

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