‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 4 sur 442 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

Que qui ne croit point aux miracles Doit douter de ce que tu fais.

Ceux qu'on a vus de notre barqu^e Devant toi régir le timon , Ont aussi peu laissé de nom Que leur vertu laissa de marque.

Ou leur zèle s'est trouvé faux, Ou leur savoir eut des défauts; Et tous ont joint si peu de gloire A la beauté des fleurs de lis, Qu'ils furent, eux et leur mémoire, En même jour ensevelis.

Mais, Armand , loin de complaisance , Quels éloges n'ont mérité Et ton extrême probité Et ton extrême suffisance?

Jusqu'où n'a-t-on vu ton ardeur De nos lis étendre l'odeur?

Et qui de leurs tiges sacrées , Peut si loin que toi repousser L'insolent souffle des Borées Qui tâclient de les renverser?

O combien du siècle où nous sommes Seront de siècles envieux!

Sois-tu de la race des dieux, Ou sois-tu de celle des hommes,

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