‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 52 sur 442 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FLORANTE, ORANTE sa tante.

FLORANTE.

V OU S goûtez bien ici les douceurs de la vie;

Souffrez que je vous parle avec un peu d'envie.

Que ces lieux sont charmans, au prix de nos maisons!

Les villes à mes yeux ne sont que des prisons.

Ici tout m'entretient, tout me rit, tout m'enchante;

La diversité même à mes yeux se présente;

Et, de quelque côté que je dresse mes pas,

La solitude en soi ne se rencontre pas.

La seule peur que j'ai de vous être importune

Modère les douceurs de ma bonne fortune.

Ma tante, vous pourrez par un mot seulement

Borner cette visite et mon contentement;

Car si vous espérez de la voir terminée

Sans avoir là-dessus la sentence donnçe,

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