‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 98 sur 442 · LE LAQUAIS · texte numérisé non relu

LE LAQUAIS

Je vous cherche, monsieur, et j'allois chez Orante Vous porter cette lettre.

FLORIDAW lit.

a Si tu veux, Floridan , me plaire infiniment, » Accorde-moi ce soir le bien de ta présence; » Ma prière t'oblige à cette complaisance. i> Je veux t'entretenir une heure seulement. » Monte seul en ma chambre , et mon affection » Par des vœux infinis te sera confirmée ; » Et si la même ardeur a ton âme enflammée, » Tu me le prouveras par ta discrétion.

a FÉLICIE. M

( Au Laquais.)

Adieu, je Tirai voir.

( Le Laquais sort- ) FLORIDAN seul.

Pourquoi ne puis-je, ô dieux! répondre à leur espoir?

Qu'un facile moyen a leur âme abusée!

Que toucher une fille est une chose aisée ,

Et qu'un amant bien fait a peu d'invention

Quand il n'attire pas son inclination!

Si jamais j'eus sujet d'accuser la nature.

Etant ce que je suis, c'est en cette aventure:

Je suis leur seul espoir et leur unique bien;

Je leur promets beaucoup , et ne puis donner rien.

FIN DU QUATRIÈME ACTE

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