GAUDISSART II
soixante mille commis el les quarante mille demoiselles mil s'acharm-iit a la bourse des acheteurs, comme les milliers d'ablettes aux morceaux de pain qui (lottent sur les eaux de la Seine.
Le Gaudissart sur place est au moins égal en capacités, en esprit, en raillerie, en philosophie, à 1 illustre commis-voyageur devenu le type de (elle tribu. Sorti de son magasin, de sa partie, il est comme un ballon sans son gaz; il ne doii ses facultés qu'à son milieu de marchandises, comme l'acteur n'est sublime que sur son théâtre. Quoique, relativement aux autres commis-marchands de lEuropc, le commis français ail plus d'instruction qu eux, qu'il puisse au besoin parler asphalte, bal Mabile, polka, littérature, livres illustrés, chemins de fer, politique, chambres et révolution, il est excessivement sot quand il quitte son tremplin, son aune et ses grâces de commande; mais là, sur la corde roide du comploir, la parole aux lèvres, l'œîl à la pratique, le chàle à la main, il éclipse le grand Talleyrand ; il a plus d'esprit que Désaugiers. il a plus de finesse que Clëopàtre, il vaut Monrose doublé de Molière. Chez lui, Talleyrand eût joué Gaudissart; mais, dans son magasin, Gaudissart aurait joué Talleyrand.
Expliquons ce paradoxe par un fait.
Deux jolies duchesses habillaient aux côtés de cet illustre prince, elles voulaient un bracelet. On attendait, de chez le plus célèbre bijoutier de Paris, un commis et des bracelets. Un Gaudissart arrive muni de i rois bracelets, trois merveilles, entre lesquelles les deux femmes hésitent. Choisir! c'est l'éclair de l'intelligence. Hésitezvous?... tout est dit, vous vous trompez. Le goût n'a pas deux inspirations. Enfin, après dix minutes, le prince est consulté; il voit les deux duchesses aux prises avec les mille facettes de l'incertitude entre les deux plus distingués de ces bijoux; car. de prime abord, il y en eut un d'écarté. Le prince ne quille pas sa lecture, il ne regarde pas les bracelets, il examine le commis. — Lequel choisiriez-vous pour votre bonne amie? lui demande-i-il. Le jeune homme montre un des deux bijoux. — En ce cas. prenez laulre, vous ferez le bonheur de deux femmes, dit le plus lin des diplomates modernes, et vous, jeune homme, rendez eu mon nom votre bonne amie heureuse. Les deux jolies femmes sourient, et le commis se retire aussi flatté du présent que le prince vient de lui faire que de la bonne opinion qu'il a de lui.
Une femme descend de son brillant équipage, arrêlé rue Vivienne, devant un de ces somptueux magasins où l'on vend des châles, elle est accompagnée d'une autre femme. Les femmes sont presque toujours deux pour ces sortes d'expéditions. Toutes, en semblable occurrence, se promènent dans dix magasins avant de se décider; et, dans I intervalle de l'un à l'autre, elles se moquent de la petite comédie que leur jouent les commis. Examinons qui fait le mieux son personnage, ou de lacheteuse ou du vendeur? qui des deux l'emporte dans ce petit vaudeville?
Quand il s'agit de peindre le plus grand fait du commerce parisien, la vente I on doit produire un type en y résumant la question. Or, en ceci, le chàle ou la châtelaine "de mille écus causeront plus d'émotions que la pièce de batiste, que la robe de trois cents francs. Mais, ô étrangers des deux mondes! si toutefois vous lisez cette physiologie de la facture, sachez que cette scène se joue dans les magasins de nouveautés pour du barége à deux francs ou pour de la mousseline imprimée, à quatre francs le mètre !
Comment vous défieriez-vous, princesses ou bourgeoises, de cejol1 tout jeune homme, à la joue veloutée et colorée comme une pèche, aux veux candides, vêtu presque aussi bien que votre... voire... cousin, el doué d'une voix douce comme la toison qu'il vous déplie? Il y en a trois ou quatre ainsi
L'un à l'œil noir, à la mine décidée, qui vous dit : — « Voilà! » d'un air impérial.
L'autre aux yeux bleus, aux formes timides, aux phrases soumises, et dont on dit : — « Pauvre enfant ! il n'est pas né pour le commerce!... »
Celui-ci, châtain clair, l'œil jaune et rieur, à la phrase plaisante, et doué d une activité, d'une gaieté méridionale.
Celui-là, rouge fauve, à barbe en éventail, roide comme un communiste, sévère, imposant, à cravate fatale, à discours brefs.
Ces différentes espèces de commis, qui répondent aux principaux caractères de femmes, sonl les bras de leur maitre, un gros bonhomme a figure épanouie, à front demi-chauve, à ventre de député Ministériel, quelquefois décoré de la Légion d honneur pour avoir maintenu la supériorité du métier français, olfraut des lignes d une rondeur satisfaisante, ayant femme, enfants, maison de campagne, et sou compte à la Banque. Ce personnage descend dans l'arène à la façon du deut ta machina, quand l'intrigue trop embrouillée exige nu dénomment subit.
Ainsi les femmes sont environnées de bonhomie, de jeunesse, de
gracieusetés, de sourires, de plaisanteries, de ce que. l'humanité civilise offre de plus simple, de décevant, le tout arrangé par nuance» pour tous les goûts.
Un mol sur les effets naturels d'Optique, d'an liitccturc, de décor-, un mot court, décisif, terrible; un mot, qui est de l'histoire faite sur place.
Le livre où vous lisez cette page instructive se vend rue de Un lie lieu, 70, dans une élégante boutique, blanc et or, velue de velours rouge, qui possédait une pièce en entresol où le jour vient en plein de la rue de Ménars, et vient, comme chez un peintre, franc, pur, net, toujours égal à lui-même. Quel flâneur n'a pas admiré le Persan, ce roi d Asie qui se carre à l'angle de la rue de la Bourse cl de la rue de Richelieu, chargé de dire urbi et orbi : — « Je règne plus nanquillement ici qu à Lahore. » Dans cinq cents ans, cette sculpture au coin de deux rues pourrait, sans cette immortelle analyse, occuper les archéologues, faire écrire des volumes in-quarto avec figOTes; comme celui de M. Quatremère sur le Jupiter Olympien, et où l'on démontrerait que Napoléon a été un peu Sôphi dans quelque contré^ d'Orient avant d'être empereur des français. Eh bien ! ce riche magasin a fait le siège de ce pauvre petit entresol ; et, à coups de billets de banque, il s'en est emparé. La Comédie iiummne a cédé la place à la comédie des cachemires. Le Persan a sacrifié quelques diamants de sa couronne pour obtenir ce jour si nécessaire. Ce rayon de soleil augmente la vente de cent pour cent, à cause de son influence sur le jeu des couleurs; il met en relief toutes les séductions des châles, c est une lumière irrésistible, c'est un rayon d'er ! Sur ce fait, jugez de la mise en scène de tous les magasins de Paris.
Revenons à ces jeunes gens, à ce quadragénaire décoré, reçu par le roi des Français à sa table, à ce premier commis à barbe rousse, à 1 air autocratique. Ces Gaudissarts émériies se sonl mesurés avec mille caprices par semaine, ils connaissent toutes les vibrations de la corde-cachemire dans le cœur des femmes. Quand une lorette, une dame respectable, une jeune mère île famille, une lionne, une duchesse, une bonne bourgeoise, une danseuse effrontée, une innocente demoiselle, une trop innocente étrangère se présentent, chacune d'elles est aussitôt analysée par ces sept ou huit hommes qui l'ont étudiée au moment où elle a mis la main sur le bec de cane de la boutique, et qui stationnent aux fenêtres, au comptoir, à la porte, à un angle, au milieu du magasin, en ayant 1 air de penser aux joies d un dimanche échevclé; en les examinant, on se demande même: — A quoi peuvent-ils penser? La bourse d'une femme, ses désirs, ses intentions, sa fantaisie, sont mieux fouillés alors en un moment que les douaniers ne fouillent une voilure suspecte à la frontière en sept quarts d'heure. Ces intelligents gaillards, sérieux comme des pères nobles, ont tout vu : les détails de la mise, une invisible empreinte de boue à la bottine, une passe arriérée, un ruban de chapeau sale ou mal choisi, la coupe el la façon de la robe, le neuf des gants, la robe coupée par les intelligents ciseau* de Vielorine IV, le bijou de Froment-Meurice, la babiole à la mode, enfin tout ce qui peut dans une femme trahir sa qualité, sa fortune, son caractère. Erémissez ! Jamais ce sanhédrin de Gaudissarts, présidé par le patron, ne se trompe. Puis les idées de chacun sont transmises de l'un à l'autre avec une rapidité télégraphique par des regards, par des tics nerveux, des sourires, des mouvements de lèvres, que. les observant, vous diriez de léelairage soudain de la grande avenue des Champs-Elysées, où le gaz vole de candélabre en candélabre comme cette idée allume les prunelles de commis en commis.
Et aussitôt, si c'est une Anglaise, le Gaudissarl sombre, mystérieux
et fatal s'avance, comme un personnage romanesque de lord Byron.
Si c'est une bourgeoise, on lui délai lie le plus âgé des commis ; il lui montre cent châles en un quart d'heure, il la grise de couleurs, de dessins; il lui déplie autant de châles que le milan décrit de tours sur un lapin ; et, au bout d'une demi-heure, étourdie, et ne sai haut que choisir, la digne bourgeoise. Dallée dans toutes ses idées, s'en remet au commisquila place entre les deux marteaux de ce dilemme et les égales séductions de deux châles. - Celui-ci, madame, esl tresavanlageux, il est vert-pomme, la couleur à la mode; mais la mode change, tandis que celui-ci (le noir ou le blanc dont la vente est urgente), vous n'en verrez pas la lin. et il peut aller avec toutes les toitcllcs.
Ceci est l'a, b, c, du métier.
— Vous ne sauriez croire combien il faut d'éloquence dans natte chienne de partie, disait dernièrement le premier UaudissaM de Rétablissement en parlant à deux de ses amis. Ihironeeret et llixiou, venus pour acheter un châle, en se fiante lui. Tenec, vous êtes des artistes discrets, on peut \oiis parler des mes de t)0lTC pal ri m. qui certainement, est l'homme le plus Ion que j aie vu. Je ne parle pas connue lahliianl M. I ritol est le premier ; nuis connue vendeur, il
a inventé le i liàlc-Séllm, u»i ch bit à rendre, et que nous
vendons bonjours. Nous gardons dans une boite de cèdre, ires, .impie, mais doublée de salin, un c haie de cinq a si\ eenls lianes, un
des châles envoyés par Sélim à l'empereur Napoléon. Ce chàle, c'est
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notre gaTde Impériale, on le fait avancer en désespoir de cause : il u vend et ne meurt pas.
En ce moment, une Anglaise déboucha de sa voilure de louage et se monira dans le beau idéal de ce flegme particulier à l'Angleterre et à tous ses produits prétendus animés. Vous eussiez dit de la statue du Commandeur marchant par certains soubresauts d'une dîsgràce fabriquée à Londres dans toutes les familles avec un soin national.
— L'Anglaise, dit-il à l'oreille de Bixiou, c'est notre bataille de Waterloo. Nous avons des femmes qui nous glissccl des mains comme des anguilles, on les ratirape sur l'escalier; d>;. lorettes qui nous bloquent, on rit avec elles, on les lient par le crédit; des étrangères indéchiffrables chez qui Ion porte plusieurs châles et avec lesquelles on s'entend en leur débitant des flatteries ; mais l'Anglaise, c'est s'attaquer au bronze de la statue de Louis XIV... Ces fenimes-là se foot une occupation, un plaisir de marchander... Elles nous foot poser, quoi !...
Le commis romanesque s'était avancé.
— Madame souhaite-t-elle son chàle des Indes ou de France, dans les hauts pris, ou...
— Je verrai (véraie).
— Quelle somme madame y consacre-t-elle?
— Je verrai (véraie).
En se rctouroant pour prendre les châles et les étaler sur un portemanteau , le commis jeta sur ses collègues un regard significatif, (Quelle scie !) accompagné d'un imperceptible mouvement d'épaules.
— Voici nos plus belles qualités en rouge des Indes, en bleu, en jaune-orange; tous sont de dix mille francs... Voici ceux de cioq mille et ceux de trois mille.
L'Anglaise, d'une indifférence morne, lorgna d'abord tout autour d'elle avaot de lorgner les trois exhibitions, sans donner signe d'approbation ou d'improbaiion.
— Avez-vous d'autres? demanda-t-cl!e (havai-vo-d'hôle?).
— Oui, madame ; mais madame n'est peut-être pas bien décidée à prendre un chàle?
— Oh ! (hùu) très-décidée (trei-deycidai).
Et le commis alla chercher des châles d'un prix inférieur; mais il les étala solennellement, comme des choses dont on semble dire ainsi : — Attention à ces magnificences.
— Ceux-ci sont beaucoup plus chers, dit-il, ils n'ont pas été portés, ils sont venus par courriers et sont achetés directement aux fabricants de Laliore.
— Oh! je comprends, dit-elle, ils me conviennent beaucoup mieux (miéuie).
Le commis resta sérieux, malgré son irritation intérieure, qui gagnait Duronceret et Bixiou. L'Anglaise, toujours froide comme du cresson, semblait heureuse de son llegme.
— Quel prix? dit-elle en montrant un chàle bleu céleste couvert d'oiseaux nichés dans des pagodes.
— Sept mille francs.
Elle prit le chàle, s'en enveloppa, se regarda dans la glace, et dit en le rendant : — Non, je n'aime pas (No, je a'ame pouinl). Un grand quart d'heure passa dans des essais infructueux.
— Nous n'avons plus rien, madame, dit le commis en regardant son patron.
— Madame est difficile comme toutes les personnes de goût, dit le chef de l'établissement en s'avançant avec ces grâces boutiquières où le prétentieux et le patelin se mélangeaient agréablement.
L'Anglaise prit son lorgnon et toisa le fabricant de la tète aux pieds, sans vouloir comprendre que cet homme était éiigible et dînait lux Tuileries.
— Il ne me reste qu'un seul châle, mais je ne le montre jamais, reprit-il, personne ne l'a trouvé de son goût, il est très-bizarre ; et, ce matin, je me proposais de le donner à ma femme ; nous l'avons depuis ISU5, il vient de l'impératrice Joséphine.
— Voyons, monsieur.
— Allez le chercher! dit le patron à un commis, il est chez moi...
— Je serais beaucoup (bocop) très-satisfaite de le voir, répondit l'Anglaise.
Celle réponse fut comme un triomphe, car celle femme spleenique paraissait sur le point de s'en aller. Elle faisait semblant de ne voir que les châles ; tandis qu'elle regardait les commis et les deux ache-
teurs avec hypocrisie, en abritant sa prunelle par la monture de son lorgnon.
— Il a coûté soixante mille francs en Turquie, madame.
— Oh! (Ddu!)
— C'est un des sept châles envoyés par Sélim , avant sa catastrophe, à l'empereur Napoléon. L'impératrice Joséphine, une créole, comme milady le sait, irès-capricieuse. le céda contre un de ceux apporiés par l'ambassadeur turc et que mon prédécesseur avait acheté; mais je n'en ai jamais irouvé le prix; car, en France, nos dames ne sont pas assez riches, ce n'est pas comme en Angleterre... Ce chàle vaut sept mille francs, qui, certes, en représentent quatorze ou quinze par les intérêts composés...
— Composé, de quoi? dit l'Anglaise. (Komppôsai dèquoâ?)
— Voici, madame.
Etlepalron, en prenant des précautions que les démonstrateurs du Grunc-gcrelbc de Dresde eussent admirées, ouvrit avec une clef minime une boite carrée en bois de cèdre dont la forme et la simplicité firent une profonde impression sur l'Anglaise. De celte boite, doublée en salin noir, il sorti i un chàle d'environ quinze cents francs, d'un jaune d'or, à dessins noirs, dont l'éclat n'était surpassé que par la bizarrerie des inventions indiennes.
— Spkndidl dit l'Anglaise, il est vraiment beau... Voilà mon idéal (idcol) de chàle, U is véry magnificent...
Le reste fut perdu dans la pose de madone qu'elle prit pour montrer ses yeux sans chaleur, qu'elle croyait beaux.
— L'empereur Napoléon l'aimait beaucoup, il s'en est servi...
— Bocop, répéta-t-elle.
Elle prit le châle, le drapa sur elle, s'examina. Le patron reprit le chàle, ï'int au jour le chiffonner, le mania, le fit reluire; il en joua comme Liszt joue du piano.
— C'est very fine, beautiful, tweet! dit l'Anglaise de l'air le plus tranquille.
Duronceret, Eiiiju, lescommis, échangèrent des regards de plaisir qui signifiaient : « Le chàle est vendu. »
— Eh bien! madame? demanda le négociant en voyant l'Anglaise absorbée dans une sorte de contemplation infiniment irop prolongée.
— Décidément, dit-elle, j'aime mieux une vôteure!...
Cn même soupesant anima les commis silencieux et attentifs, comme si quelque fluide électrique les eût touchés.
— J'en ai une bien belle, madame, répondit tranquillement le palron, elle me vient d'une princesse russe, la princesse de Narzicoff. qui me l'a laissée en payement de fournitures; si madame voulait la voir, elle en serait émerveillée; elle est neuve, elle n'a pas roulé dix jours, il n'y eu a pas de pareille à Paris.
La stupéfaction des commis fut contenue par leur profonde admiration.
— Je veux bien, répondit-elle.
— Que madame garde sur clic le châle, dit le négociant, elle en verra l'elfet en voilure.
Le négociant alla prendre ses gants et son chapeau.
— Comment cela va-t-il finir?... dit le premier commis en voyant son patron offrant sa maiu à 1 Anglaise et s'en allant avec elle dan» la calèche de louage.
Ceci, pour Duronceret et Bixiou, prit l'attrait d'une fin de roman, outre l'intérêt particulier de toutes les luttes, même minimes, entre l'Angleterre et la France. Vingt minutes après, le patron revint.
— Allez hôtel Lawson, voici la carte : Mislriss Noswell. Portez la facture que je vais vous donner, il y a six mille francs à recevoir.
— Et comment avez-vous fait' dit Duronceret en saluant ce roi de la facture.
— Eh ! monsieur, j'ai reconnu celle nature de femme excentrique : elle aime à être remarquée. Quand elle a vu que tout le monde regardait son chàle, elle m'a dit : — Décidément gardez voire voiture, monsieur, je prends le chàle. Pendant que M. Bigorneau, dit-il en montrant le commis romanesque, lui dépliait des châles, j'examinais ma femme, elle vous lorgnait pour savoir quelle idée vous aviez délie, elle s occupait beaucoup plus de vous que i! 'S châles. Les Anglaises ont un dégoût particulier (car on ne peut pas dire un goût) Celles ne savent pas ce qu'elles veulent, et se deicrminent a prendre une chose marchandée plutôt par une circonstance fortuite que par vouloir. J'ai reconnu l'une de ces femmes ennuyées de leurs maris, de leurs marmots, vertueuses à regret, quêtant des émotions, et toujours posées en saules pleureurs...