LX. — Plus on juge, moins on aime
De là jaillissent chez elle et ces plaisanteries dont vous riez le premier, et ces réflexions qui vous surprennent par leur profondeur: de là viennent ces changements soudains et ces caprices d'un esprit qui flotte. Parfois elle devient tout à coup d'une extrême tendresse comme par repentir de ses pensées et de ses projets ; parfois elle cl-i maussade et indéchiffrable; enfin, elle accomplit le varium et mutabile faemina que nous avons eu jusqu'ici la sottise d'attribuer à leur constitution. Diderot, dans le désir d'expliquer ces variations presque atmosphériques de la femme, est même allé jusqu'à les faire provenir de ce qu'il nomme la bête féroce; mais vous n'observerez jamais ces fréquentes anomalies chez une femme heureuse.
Ces symptômes, légers comme de la gaze, ressemblent à ces nuages qui nuancent à peine l'azur du ciel, et qu'on nomme des fleurs d'orage. Bientôt les couleurs prennent des teintes plus fortes.
Au milieu de cette méditation solennelle, qui tend à mettre, selon l'expression de madame de Staël, plus de poésie dans la vie, quelques femmes, auxquelles des mères vertueuses par calcul, par devoir, par sentiment ou par hypocrisie, ont inculqué des principes tenaces, prennent les dévoranles idées dont elles sont assaillies pour des suggestions du démon ; et vous les voyez alors trottant régulièrement à la messe, aux offices, aux vêpres même. Cette fausse dévotion commence par de jolis livres de prières reliés avec luxe, à l'aide desquels ces chères pécheresses s'efforcent en vain de remplir les devoir* imposés par la religion, et délaissés pour les plaisirs du mariage.
Ici posons un principe, et gravez-le en lettres de feu dans .votre souvenir.
Lorsqu'une jeune femme reprend tout à coup des pratiques religieuses autrefois abandonnées, ce nouveau système d'existence cache toujours un motif d'une haute importance pour le bonheur du mari. Sur cent femmes, il en est au moins soixanie-dix-neuf chez lesquelles ce retour vers Dieu prouve qu'elles ont été inconséquentes ou qu'elles vont le devenir.
^lais un symptôme plus clair, plus décisif, que tout mari reconnaîtra, sous peine d èlre un sot, est celui-ci.
Au temps où vous étiez plongés l'un et l'autre dans les trompeuses délices de la lune de miel, votre femme, en véritable amante, faisait constamment votre volonté. Heureuse de pouvoir vous prouver une bonne vtlonté que vous preniez, vous deux, pour de l'amour, elle
PHYSIOLOGIE DU MARIAGE
aurait désire nue vous lui eussiez commande de marcher sur le bord des gouttières' et, sur-le-cbamp, agile comme un écureuil, elle eût parcouru les toits. En un moi, elle trouvait un plaisir ineffable à vous sacrifier ce je qui la rendait un être différent de vous. Elle s'était identifiée à votre nature, obéissant à ee voeu du coeur : Una caro.
Toutes ces belles dispositions d'un jour se sont effacées insensible» meni. Rlessce de rencontrer sa volonté anéantie, voire femme essayera maintenant delà reconquérir au moyeu d'un système développé graduellement, et de jour en jour, avec une croissante énergie.
C est le système de la dignité de la femme mariée. Le premier effet de ee système est d'apporter dans vos plaisirs une certaine réserve et une certaine tiédeur de laquelle vous êtes le seul jugé.
Selon le plus ou le moins d'emportement de votre passion sensuelle, vous avez peut-être, pendant la lune de miel, deviné quelquesune-, de ces vingt-deux voluptés qui autrefois créèrent en Grèce vingtdeux espèces de courtisanes adonnées particulièrement à la culture de ces branches délicates d'un même art. Igno te et naïve, curieusc et pleine d'espérance, votre jeune femme aura pris quelques grades dans cette science aussi rare qu'inconnue et que nous recoinmandons : ingiilièrement au futur auteur de la Physiologie du Plaisir.
Alors, par une matinée d'hiver, et semblable a ces troupes d'oiseux qui craignent le froid de l'Occident, s'envolent d'un seul coup, d'une même aile, la Fellatrice, fertile en coquetteries qui trompent le désir |Hiiir en prolonger les brûlants accès-, la Tractatrice, venant de l'Orient parfumé, où les plaisirs qui font rêver sont en honneur; la Subagitairice, fille de la grande Grèce; la Lémane, avec ses voluptés douces et chatouilleuses; la Corinthienne, qui pourrait, au besoin, les remplacer toutes; puis, enlin, l'agaçante Phieidisseuse, aux dents dévoratrices et lutines, dont l'émail semble intelligent. Une seule, peut-être, vous est restée; mais un soir, la brillante et fougueuse Propélide étend ses ailes blanches et s'enfuit, le front baissé, vous montrant poir la dern.ère fois, comme l'ange qui disparait aux yeux d'Abraham, dans le tableau de Rembrandt, les ravissants trésors qu'elle ignore elle-même, et qu'il n'était donné qu'à vous de contempler d'un œil enivré, de flatter d'une main caressante.
Sevré de toutes ces nuances de plaisir, de tous ces caprices d'âme, de ces flèches de l'Amour, vous êtes réduit à la plus vulgaire des façons d'aimer, à cette primitive et innocente allure de l'hvménée, pacifique hommage que rendait le naïf Adam à notre mère commune, et qui suggéra sans doute au serpeut l'idée de la déniaiser. Mais un symptôme si complet n'est pas fréquent. La plupart des ménages sont trop bons chrétiens pour suivre les usages de la Grèce païeune. Au-si avoiis-nou«- rangé parmi les démit rs symptômes l'apparition dans la paisible couche nuptiale de ces voluptés effrontées qui, la plupart du temps, vont l:lles d'une illégitime passion. En temps et lieu, nous traiterons plus amplement ce diagnostic enchanteur : ici, peut-être, se réduit-il à une nonchalance et même à une répugnance conjugale que vous êtes seul en état d'apprécier.
En même temps qu'elle ennoblit ainsi par sa dignité les fins du ma- . votre femme prétend qu'elle doit avoir son opinion et vous la vôtre, i En m- manant, dira-t-elle, une femme ne fait pas vœu d'abdiquer sa raison. Les femmes sont-elles donc réellement esclaves? Les luis humaines ont pu enchaîner le corps, mais la pensée!... ah! Dieu la | lacée trop près de lui pour que les tyrans pussent y porter les mains. »
Ces idées procèdent nécessairement ou d'une instruction trop libérale que vous lui aurez lais:é prendre, ou de réflexions que vous lui aun/. permis de faire. Une Méditation tout entière a été consacrée à l'instruction en ménage.
Puis voire femme commence à dire : « Ma chambre, mon lit. mou appartement. » A beaucoup de vos questions elle répondra : — « Mais, mou ami, cela ne vous regarde pas! » Ou : — « Les hommes ont leur pan dans la direction d'une maison, et les femmes ont la leur, n Ou bien, ridiculisant les hommes qui se mêlent du ménage, elle prétendra que n les hommes n'entendent rien à certaines choses. »
Le nombre des choses auxquelles vous n'entendez rien augmentera tous les jours.
Un beau matin, vous verrez dans votre petite église deux autels là où vous n'en cultiviez qu'un seul. L'autel de votre femme et le vôtre seront devenus distincts, et cette distinction ira croissant, loulours en venu du système de la dignité de la femme.
Viendront alors les idées suivantes que l'on vous inculquera, malgré vous, par la vertu d'une [une vive, fort ancienne et peu connue. La force de la vapeur, celle des ■ hevnux, des hommes ou de l'eau, sont de bonnes inventons; mais lu nature a pourvu la femme d'une force morale a laquelle ces dernières m- sont pOs comparables : nous la pommerons (orée de la crécelle. Cette puissance consiste dan une perpétuité de son, dans un retour si exact des mûmes paroles, dans une rotation si complète dis mêmes idées, qu'à force de les entendre vous les admettrez, pour être délivré de la discussion. Ainsi, la puissance de l.i m, celle vous proUveN) :
Uni' vnii i ie bien heurt m duvoir une femme d'un lui mérite .
Qu'on vous a bit trop d'honneur en vous épousant!
Qu« miuvmii lu» foi". Imiiimw,
Que vous devriez prendre en tout l'avis de votre femme, et presque toujours le suivre;
Que vous devez respecter la mère de vos enfants, l'honorer, avoir confiant e en elle;
Que la meilleure manière de n'être pas trompé est de s'en remettre à la délicatesse d'une femme, parce que, suivant certaines vieilles i.lei que nous avons eu la faiblesse de laisser s'accréditer, il est iu> possible à un homme d'empêcher sa femme de le miuôtaiiriser ;
Qu'une femme légitime est la meilleure amie d'un homme;
Qu'une femme est maîtresse chez elle, et reine dans son salon, etc.
lieux qui, à ces conquêtes de la dignité de la femme sur le pouvoir de l'homme, veulent opposer une ferme résislauce, tombent dans la Catégorie des prédestinés.
D'abord, s'élèvent des querelles qui, aux yeux de leurs femmes, leur donnent un air de tyrannie. La tyrannie d'un mari est toujours une terrible excuse à l'inconséquence d'une femme. Puis, dans ces légères discussions, elles savent prouver à leurs familles, aux nôtres, à tout le monde, à nous-mêmes, que nous avons tort. Si. pour obtenir la paix, ou par amour, vous reconnaissez les droits prétendus de la femme, vous laissez à la vôtre un avantage dont elle profilera éternellement. Un mari, comme un gouvernement, ne doit jamais avouer de faute. Là, votre pouvoir sérail débordé par le système occulte de la dignité féminine; là, toul sérail perdu; dès ce moment elle marcherait de concession en concession jusqu'à vous chasser de son lit.
La femme étant fine, spirituelle, malicieuse, ayanl lout le temps de penser à une ironie, elle vous tournerait en ridicule pendant le choc momentané de vos opinions. Le jour où elle vous aura ridiculisé verra la lin de votre bonheur. Votre pouvoir expirera. Une femme qui a ri de son mari ne peut plus l'aimer. Un homme doit être, pour la femme qui aime, un être plein de force, de grandeur et toujours imposant. Une famille ne saurait exister sans le despotisme. Valions, pensez-y !
Aussi, la conduite difficile qu'un homme doit tenir en présence d'événements si graves, cette haute politique du mariage, est-elle précisément l'objet des seconde et troisième parties de notre livre. Ce bréviaire du machiavélisme marital vous apprendra la manière de vous grandir dans cet esprit léger, dans cette àme de dentelle, disait Napoléon. Vous saurez comment un homme peut montrer une àme d'acier, peut accepter cette petite guerre domestique, et ne jamais céder l'empire de la volonté sans compromettre son bonheur. En effet, si vous abdiquiez, votre femme vous mésestimerait par cela seul qu'elle vous trouverait sans vigueur; vous ne seriez plus un homme pour elle. Mais nous ne sommes pas encore arrivé au moment de développer les théories et les principes par lesquels un mari pourra concilier l'élégance des manières avec l'acerbité des mesures; qu'il nous suffise pour le moment de deviner l'importance de l'avenir, et poursuivons.
A cette époque fatale, vous la verrez établissant avec adresse le droit de sortir seule.
Vous étiez naguère son dieu, son idole. Elle est maintenant parvenue à ce degré de dévotion qui permet d'apercevoir des trous à la robe des saints.
— Oh ! mon Dieu, mon ami, disait madame de la Vallière à son mari, comme vous portez mal votre épée ! M. de Richelieu a une manière de la faire tenir droit à sou côté que vous devriez tâcher d'imiter; c'est de bien meilleur goût. — Ma chère, on ne peut pas me dire plus spirituellement qu'il y a cinq mois que nous sommes mariés!... répliqua le duc, dont la réponse fit fortuue sous le règne de Louis XV.
Elle étudiera votre caractère pour trouver des armes contre vous. Celte élude, en horreur à l'amour, se découvrira par les mille petits pièges qu'elle vous tendra pour se faire, à dessein, rudoyer, gronder par vous ; car lorsqu'une femme n'a pas d'excuses pour minotauriser son niai i, elle tâche d'en créer.
Elle se mettra peut-être à table sans vous attendre.
Si elle passe en voilure au milieu d'une ville, elle vous indiquera certains objels que vous n'aperceviez pas: elle chaînera devant vous sans avoir peur; elle vous coupera la parole, ne vous répondra quelquefois pas, et vous prouvera de vingt manières différentes qu'elle jouit près de vous de toutes ses facultés et de son bon sen -.
Elle cherchera à abolir entièrement voire millième dans l'ndminislration de la maison, et tentera de devenir seule iiiaiiresse de votre fortune. O'.ihord, cette lune sera une dislraclion pour son àme vide ou trop fortement remuée; ensuite, elle trouvera dans votre opposition un nouveau motif de ridicule. Les expressions consacrées ne lin manqueront pas, et, en Prtuoe, nous cédons si vite m sourira iro nique d'autrui !...
De temps à autre appnraftroni des migraines et des mouvements
de n ri- . mais ces symptômes diumeroul lieu à toute une Méditation.
Dans le inonde, elle parlera de \ nus sans i nngir, et vous regardera avec assurance.
Elle commencera a blâmer mis moindres .nies, parce qu'ils seront • ses idées "n si secrètes,
Ulu n'uni-» ptw inaiu de »>'i» de u gui vvui loucha, «II* as iftnt»
PHY-U)U)(ilh DU MAHiA
seulement pas si vous ave* tout ce qu'il vous fani. Vous ne serez j.h.s te (cniii' rie ses e<ompar*i?frtns.
A l',i,i i ni'.: \l\. i|iii :i| .'.'.irl.'i.; ;i m S ni.'ilrrvos les bou-
quets de fteïirs i'Gffefflget que le premier jardinier 9e VerSaîltes lui niellait tous IfeS malins SUT sa table. H. île Vivoune ilunuail presque liiiis les jours ries 11' urs rares à sa femme p. mlanl le premier lemps rie s6H mariage. Un soir, il trouva le Imuquci gisant sur une <oti^< >lc,
- i avoir ère place i ■iiiiime à l'ordinaire dans un vase pli in d'eau.
— Oh! oh! dit-il, si je ue suis pas un sot, je ue tarderai pas à IV. re. 8
Vous êtes en voyage pour huit jours, et vous ne recevez pas de tetive. ou vous eii recevez une dûut trois pages sont blanches... Svnip oinc.
Vous arrivez monté sur un cheval de prix, que vous aimez beaucoup, et, entre dcu\ baisers, votre femme s'inquiète du cheval et de son avoine... Symptôme.
A ces traits, vous pnnvez maintenant en ajouter d'autres. Nous tâcherons dans ce livre de toujours peindre à fresque, et de vous laisser les miniatures. Selon les caractères, ces indices, cachés sous les aei idents de la vie habituelle, varient à l'infini. Tel découvrira un synipionie dans la manière de mettre-un châle, lorsque tel autre aura b. Miin de recevoir mie chiquenaude sur son àne pour deviner l'indifférence de sa eomparne.
Un beau malin de printemps, le lendemain d'un bal, ou la veille ■lie ri' campa ;iie, celle situation arrive à son dernier période. Voire femme s'ennuie et le bonheur permis n'a plus d'attrait fKfar eîk'. Sfes son imagination, le caprice de la nature peut-
être, appellent un amant. Cependant elle n'ose pas encore s'embarquer dans nue intrigue dont les conséquences et les détails l'effrayent. Vous êtes encore là pour quelque chose ; vous pesez dans la balance, mais bien peti. De son coté, l'amant se présente paré de toutes les grâces de la nouveauté de tous les charmes du mystère. Le combat qui s'est élevé dans le cœur de votre femme devient devant l'ennemi plus réel et plus périlleux que jadis. Bientôt, plus il y a de dangers et de risques à courir, plus elle brûle de se précipiter dans ce délicieux abîme de craintes, de jouissances, d'angoisses, de voluptés. Son imagination s'allume et pétille. Sa vie future se colore à ses yeux de teintes romanesques et mystérieuses. Son âme trouve que l'existence a déjà pris du ton dans celte discussion solennelle pour les femmes. Tout s'agite, tout s'ébranle, lout s'émeut en elle. L'Ile vit trois fois plus qu'auparavant, et juge de l'avenir par le présent. Le peu de voluptés que vous lui avez prodiguées plaide alors contre vous ; car elle ne s'irrite pas tant des plaisirs dont elle a joui que de ceux dont elle jouira: l'imagination ne lui présenle-t-clle pas le bonheur plus vif, avec cet amant que les lois lui défendent, qu'avec vous? enGn elle trouve des jouissances dans ses terreurs, et des terreurs dans ses jouissances. Puis, elle aime ce danger imminent, cette épée deDamoclès, suspendue au-dessus de sa tète par vous-même, préférant ainsi les délirantes agonies d'une passion à celle inanité conjugale pire que la mort, à celte indifférence, qui est moins un sentiment que l'absence de tout sentiment.
Vous qui aVez peut-être à aller faire des accolades au ministère des finances , des bordereaux à la Banque, des reports à la Bourse, ou des discours a la Cliainbre ; vous, jeune homme, qui avez si ardemment répété avec tant d'autres dans notre première Méditation le serment de défendre votre bonheur en defenil.nl votre femme, que pouvez-vous opposer à ces désirs si naturels chez elle?... car pour ces créatures de feu, vivre, c'est sentir; du moment ç/ti elles n'éprouvent rien, elles sont mortes. La loi en vertu de laquelle vous marchez produit en elles ce miiiotaurisme involontaire. — u Ce 1, di ait d'AIembert, une suite des lois du mouvement ! » Eh bien ! où sont vos moyens de défense?... où?
Hélas ! si votre femme n'a ,;a.. encore tout à fait baisé la pomme du serpent, le serpent est devant elle; vous dormez, nous nous réveillons, et notre livre commence.
Sans examiner combien de maris, parmi les cinq cent mille que cet ouvrage concerne, seront restés avec les prédestinés ; combien se sont mal mariés; combien auront mal débuté avec leurs femmes; et sans vouloir chercher si, de cette troupe nombreuse, il y en a peu ou prou qui jrarSsenl satisfaire aux conditions voulues pour lutler contre ie danger qui s'approche, nous allons alors développer dans la seconde cl la troisième partie de cet ouvrage les moyens de combattre le Minolaure et de conserver intacte la vertu des femmes. Mais, si la fatalité, le diable, le célibat, l'occasion, veulent votre perle, en reconnaissant le fil de tontes les intrigues, en assistant aux batailles que se livrent tous les ménages, peut-être vous consolerez-vous. iicancoup de gens ont un caractère >i heureux, qu'en leur montrant la place, leur expliquant le pourquoi, le comment, ils se grattent le front, se frottent les mains, frappent du pied, et sont SAlisfl 05.