‹ Œuvres de jeunesseChapitre 85 sur 96 · V...V, qui joue encore aujourd'hu . à Paris, un parmi · texte numérisé non relu

V...V, qui joue encore aujourd'hu . à Paris, un parmi

les femmes les plus à la mode', , cs-bon mé-

nage avec son mari. Wadeinbise

les perfections sont si nombreuse* qu'il la peindre tra-

duire les trente vers inscrits. di:-.i.i, dans le >érsil du : et qui contiennent chacun l'exacte de trenti

lés de la femme.

— Il y a bien de la vanité à garder auprès de vous s feï

accomplie'... disait une dame' esse de la —An!

ma chère, vous eu viendrez icut-r.,;-': un jour à ni'cfl ■

— Elle a donc des qualités Lie Elle harjirlc.peùl-ëlri b

— Oh! très-mal. — Elle coud biet le ne louche jamais à une aiguille. — Elle est fidèle?-- Une de ces fidélil

cher que l'irnprobilé la plus astucieuse. - Von- uiloionnez, ma cli re. C'est donc voire seeurde lait? — Pas tout à fait. Enfin elle n'es!, bonne à rien, mais c'est de toute ma maison la personne qui m'es! ia plus utile. Si elle reste dix ans chez moi. je lui ai promis \ ingt mille francs. Oh! ce sera de l'argent bien gagné, et je ue le regretterai pas!... dit la j.uue femme en agitant la tète par un mouvement Ue-sijniiii alif.

La jeune interlocutrice de madame V...y finit par comprendre.

Quand une femme n'a pas d'amie assez intime pour l'aider à se défaire de l'amour marital, la soubrette est une dernière ressource qui manque rarement de produire l'effet qu'elle en attend.

Oh '. : ; rès dix ans de mariage trouver sous son toit et y voir à toute heure une jeune fille de seize à dix-huit ans. fraîche, mise coqu- u l les trésors de beauté semblent vous défier, donl

l'air candide a d'irrési-tibles attraits, dont les yeux baissés vous craignent, dont le regard timide vous tente, et pour qui le lit ci uji il n'a point de secrets, tout à la fois vierge et savante! Comment un bonnne peut-il demeurer froid, comme saint Anloit l une

sorcellerie si puissante, et avoir le courage de re aux bons

principes réprésentés par" une femme déda visage est

sévère, les manières assez et qui se refuse la plupart du

temps a son amour? Quel est le mari assez stoïqu,? pour résister à

PHYSIOLOGIE DU MARTAGR.

tant de fi u\ à t?nl de glaces?... I.à on vous apercevez une nouvelle niiiisson de plaisr i jeune innoceater aperçoit des rentes, ci voire femme .< liberté, i i i un petit pacte de famille qui se signe à I amiahle Alors votre femme en agit avec le mariage comme les jeunes élégants avec la pairie. S'ils tombent au sort, ils achètent un homme pour porter le mousquet, mourir à leur lieu et place, et leur éviter tous les désagréments du service militaire.

Dans ces sortes de transactions de la vie conjugale, il n'existe pas de femme qui ne sache faire contracter des loris à son mari. J'ai remarqué que, par un dernier degré de finesse, la plupart des femmes ne mettent pas-toujours leur soubrette dans le secret du rôle qu'elles lui donnent à jouer. Elle se fieul à la nature, et se conservent une précieuse autorité sur l'amant et la maîtresse. Ces secrètes perfidies féminines expliquent uni grande partie des bizarreries conjugales qui se rencontrent dans le monde ; mais j'ai entendu des femmes discuter d'une manière très-profonde les dangers que présente ce terrible moyen d'attaque, et il faut bien connaître et son mari ei la créature à laquelle on le livre pour se permettre d'en user. Plus d'une femme a été victime de ses propres calculs. Aussi plus un mari se sera montré fougueux el passionné, moins une femme osera-l-elle employer cet expédient. Cependant un mari, pris dans ce piège, n'aura jamais rien à objeeler à sa sévère moitié quand, s'apercevant d'une faille commise par sa soubrette, elle la renverra dans son pays avec un enfant et une dot.

S vi.

DIT MEDEd*.

Le médecin est un des plus puissants auxiliaires d'une femme honnête, quand elle vent arriver à un divorce amiable avec son mari. Les services qu'un médecin rend, la pluparl du temps à son insu, à une femme, sont d'une telle importance, qu'il u existe pas une maison en France dont le médecin ne soi! choisi par la dame du logis.

Or, ions les médecins connaissent l'influence exercée par les femmes sur leur réputation ; aussi rencontrez-vous peu de médecins qui ne cherchent instinctivement à leur plaire. (Juand un homme de talent est arrivé à la célébrité, il ne se prêle plus sans doute aux conspirations malicieuses que les femmes veulent ourdir, mais il y entre sans le savoir. Je suppose qu'un mari, instruit par les aventures de sa jeunesse, forme le dessein d'imposer un médecin à sa femme dès les premiers jours de son mariage. Tant que son adversaire féminin ne concevra pas le parli qu'elle doit tirer de cet allié, elle se soumettra silencieusement; mais plus lard, si toutes ses séductions échouent sur l'homme choisi par son mari, elle saisira le moment le plus favorable pour faire cette singulière confidence. — Je n'aime pas la manière dont le docteur me palpe! El voilà le docteur congédié. Ainsi, ou une femme choisit son médecin, ou elle séduit celui qu'on lui impose, ou elle le fait remercier.

Mais cette lutte est fort rare, car la plupart des jeunes gens qui se marient ne connaissent que des médecins imberbes qu'ils se soucient fort peu de donner à leurs femmes, et presque toujours l'Esculape d'un ménage est élu par la puissance féminine. Alors un beau malin, le docteur sortant de la chambre de madame, qui s'est mise au lit depuis une quinzaine de jours, est amené par elle à vous dire : — Je ne vois pas que l'état dans lequel madame se trouve présente des perturbations bien graves; mais celte somnolence constante, ce dégoût général, celle tendance primitive à une affection dorsale demandent de grands soins. Sa lymphe s'épaissit. Il faudrait la changer d'air, l'envoyer au\ eaux de Baréges ou aux eaux de Plombières.

— Bien, docteur.

Vous laissez aller votre femme à Plombières; mais elle y va parce que le capitaine Charles est en garnison dans les Vosges. Elle revient très-bien portante, et les eaux de Plombières lui ont fait merveille. Elle vous a écril tous les jours, elle vous a prodigué, de loin, toutes les caresses possibles. Le principe de consomption dorsale a complètement disparu. 11 exislc un petit pamphlet, sans doute dielé par la haine (il a été publié en Hollande), mais qui contient des délails fort curieux sur la manière dont madame de Mainlenoii s'entendait avec Fagon pour gouverner Louis XIV. Eh bien! un matin, votre docteur vous menacera, comme Fagon venait en menacer son maître, d'une apoplexie foudroyante, si vous ne vous menez pas au régime. Celte bouffonnerie assez plaisante, sans doute l'œuvre de quelque courtisan, et qui a pour litre : Mademoiselle de Saint-Trou, a été devinée par l'auteur moderne qui a fait le proverbe intitulé : lj jeune Médetin. Mais sa délicieuse scène est bien supérieure à celle dont je cile le litre aux bibliophiles, et nous avouerons avec plaisir que l'ouvre de notre spirituel contemporain nous a empêché, pour la gloire du dix-septième siècle, de publier les fragments du vieux pamphlet.

Souvent un dot leur, devenu la dupe des savantes manœuvres d'une femme jeune et délicate, viendra vous dire en particulier . — Monsieur, je ne voudrais pas effrayer madame sur sa situation, mais je vous recommande, si sa santé vous est chère, de la laisser dans un parfait. Virritalion paraît se diriger en ce moment vert la

poitrine, el nous nous en rendrons maîtres; mais il lui faut du repos, beaucoup de repos; la moindre agitation pointait transporter ailleurs le siège de la maladie. Dans ce momenl-ei nue grossesse la tuerail. — Mais, docteur.' — Ah! ah! je sais bien : Il ni. et s'en va.

Semblable à la baguette de Moïse, l'ordonnance doctorale fait el défait les générations. Un médecin vous réinlègre au lit conjugal quand il le faut, avec les mêmes raisonnements qui lui ont servi à vous en chasser. Il traite votre femme de maladies qu'elle n'a pas pour la guérir de celles qu'elle a, et vous n'y concevrez jamais rien, car le jargon scientifique des médecins peut se comparer à ces pains à chanter dans lesquels ils enveloppent leurs pilules.

Avec son médecin, une femme honnête est, dans sa chambre, comme un ministre sûr de sa majorité : ne se fait-elle pas ordonner le repos, la distraction, la campagne ou la ville, les eaux ou le cheval, la voiture, selon son bon plaisir el ses intérêts'.' Elle vous renvoie eu vous admet chez elle comme elle le veut. Tantôt elle feindra une maladie pour obtenir d'avoir une chambre séparée de la vôtre; tantôt elle s'entourera de tout l'appareil d'une malade ; elle aura une vieille garde, des régiments de fioles, de bouteilles, et du sein de ces remparts elle vous défiera par des airs languissants. On vous entretiendra si cruellement des lochs et des potions calmantes qu'elle a prises, des quintes qu'elle a eues, de ses emplâtres et de ses cataplasmes, qu'elle fera succomber votre amour à coups de maladies, si toutefois ces feintes douleurs ne lui ont pas servi de pièges pour détruire cette singulière abstraction que nous nommons votre honneur.

Ainsi votre femme saura se faire des points de résistance de tous les points de contact que vous aurez avec le monde, avec la société ou avec la vie. Ainsi tout s'armera contre vous, et au milieu de lant d'ennemis vous serez seul. Mais, supposons que, par un privilège inouï, vous ayez le bonheur d'avoir une femme peu dévole, orpheline el sans amies intimes; que votre perspicacité vous fasse deviner tous les traquenards dans lesquels l'amant de votre femme essayera de vous attirer; que vous aimiez encore assez courageusement votre belle ennemie pour résister à toutes les Marions de la terre ; et qu'enfin vous ayez pour médeciu un de ces hommes si célèbres, qu'ils n'ont pas le temps d'écouter les gentillesses des femmes; ou que, si votre Esculape est le féal de madame. vo»« demanderez une consultation, à laquelle interviendra un homme incorruptible toutes les fois que le docteur favori voudra ordonner une prescription inquiétante; eh bien! votre position ne sera guère plus brillante. En effet, si vous ne succombez pas à l'invasion des alliés, songez que. jusqu'à présent, votre adversaire n'a, pour ainsi dire, pas encore frappé de coup décisif. Maintenant, si vous tenez plus longtemps, votre femme, iprès avoir attaché autour de vous, brin à brin et comme l'araignée., une trame invisible, fera usage des armes que la nature lui a données, que la civilisation a perfectionnées, et dont va traiter la Méditation suivante.

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