‹ Œuvres de l'abbé FleuryChapitre 42 sur 88 · II · texte numérisé non relu

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tle Rome, et par là jugeE des autres tribunaux; voyez les canons du grand concile de Latraa et encore plus ce»x <iu premier concHe de Lyon, et vous verrez jusqu'à qu^ excès étak dès lors rooalée ï» saètilké des plaideurs poun éluder toutes les lois et les foire servir de prétexte à Tinjustice; car c'est ce q«e j'appelle esprit de chicane. Or les avocats et les praticiens ea qui domtoait cet esprit étaient ^es clercs; iïs étaient alers les seuls qui étudiassent la jurisprudence chri le ou canonique, connue la médecine et les autres sciences ; il était bien défflkiu aux moines d'en f^ire professio» publique, mais non pas aux clercs séci»- Wers. S* la vanité seule et Fambition de se distinguer fournissaient aux philosophes et aux théologiens tant de mauvaises subtilités pour disputer sans Bn et ne se confesser jainais vaincus, coti>blen Favidité du gain y excitait-elle P*H* pu/ssammenfe les avocats I et qu'était^e qu'un tel T^^^: ^'*^sp«^fc de l'Évangiie n'est que sincérité, candeur, ^oarilé, dësiatéressemefrt ; des clercs si dépourvus de ces vertus étaient hien élelgoés de te» ense^ner aux autres. Les évoques et hes a*»tre* supérieurs les mieux inten- ^^niïés étant instruits attx mêmes écotes n'en savaient pas kZZI'T'' '"®«^*^'- à ces maux ; nous le voyons par leurs

particuiie,J!^^trjr /L"^"^^" ^ ^ inconvénients veaucler^ ^ïl^ feadements, en formant un nou-

--c^ ^nù:^LrlIZ.f^ '""^^^ épreuves,^et é^vé au ^*® que j'en ai dit ', ^ *^'*'"^***^»*»<» du mérite. Voyez

P«^u<iotwies ■wiiiJLfTf ""* <itscours i. Sans ces sages ^n, i^lJ!^JS^jT ^* «^prisées , et |>ar conf^«iesévôquese.,ssenf\^ ft>rmer un tel dergé il eût falhi . ^ ^ ^ ^""^"''•^'^oncéàloursintérêt^particuliers,

SUR L'fflSTOIRE ECCLÉSIASTIQUE. 25»

qu'ils n'ettss^fft pas désiré (Tavancer leurs parents dans tes dignités 6oef^a!<tiqiies , et qn^ils eussent en la force de résister aux pnnces qui voalcnent en pourvoit leurs enfants à 1« dédhtirge des femilies. H eût fallu du woins connaître l%iicieniie éiscipNfie ; mais on n'étudiait pHis les livres où Ton eût pu l'apprendre.

XVIR. Plan êes meiUeures études.

Étudions-les à présent , nous qui les avons entre lesmains; remontons aux constitutions apostoliques, aux cations de Nicée et des atHres premiers conciles , de saint Grégoire Thaumaturge et de sannt Basile , aux lettres d& saint Cyprien et des autres Pères ; f ai marqué dans l'histoire celles quef ai crues les plus propres à nous instruire de Tancienne discipline, fil comme nous ne pouvons nous transperler hors de notre siècle ni dianger l'usage selon tequel nous vivons, étudions aussi les constitutions modernes et les Kvres'des cancmîstes , mais contentons-nous de les suivre autant qu'il est besoin pour nous conformer à l'état présent des affaires, sans les admirer et nous boucher les yeux pour ne pas voir leurs défauts , leur grosdièrelé, leur ignorance de Tai^tiqirité, leurs mauvaises subtilités, la bass^se de leurs seutiments. Souvenons-noustoujours de ia noblesse et de la pureté des anciens canons, qui ne tendaient qu'à conserver les bonnes mœurs et>à fortifier la pratique de rÉVMigile.

On pourrait de même à proportion rétablir l'étude de la théologie , et l'ouvrage est déjà bien avancé. Les universités ont eu le malheur de commencer dans un temps où. le goût des bontmes études était perdu ; mais on l'a retrouvé peu à pe» deî>uis plus de deux cents ans, comme vous verrez dans la suite de l'histoire , et elles en ont profité. On a étudié curieusement les langues savantes, on a cultivé et perfectionné les langues vulgaires. On s'est appliqué à Vhisloire, à la critique, à ia recherche des livres origi-

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naux en chaque genre ; on en a fait des éditions correctes. Il ne reste plus qu'à profiter du bonheur de notre siècle , et mettre en œuvre la matière si bien préparée.

Or j*eslime que le meilleur moyen est de garder dans rétude la sobriété que saint Paul * nous recommande dans les sentiments, n'étudiant que ce que nous pouvons savoir, et commençant toujours par le plus important. Lisons assidûment l'Écriture sainte, nous arrêtant au sens littéral le plus simple et le plus droit, soit pour les dogmes , soit pour les mœurs. Retranchons toutes les questions préliminaires de la théologie en général et de chaque traité en particulier; entrons d'abord en matière, voyons quels textes de l'Écriture nous obligent à croire la Trinité, Uncarnation et les autres mystères , ei comment l'autorité de rËglise a fixé le langage nécessaire pour exprimer ce que nous en croyons. Contentons-nous de savoir ce que Dieu a fait, soit que nous le connaissions par notre expérience ou par sa révélation, sans entrer dans les questions dangereuses du possible ou du convenable.

Quant à la morale, il faut s'en tenir aux grands principes si clairement proposés dans TËcriture : la charité, la sincérité, Thumilité, le désintéressement, la mortification des sens, et surtout se bien garder de croire que le chemin du ciel se soit aplani avec le temps, et que le relâchement des derniers siècles ait prescrit contre l'Évangile. Jésus- Christ > est venu au monde, non pour établir un culte extérieur et instituer de nouvelles cérémonies, mais pour faire adorer son Père en e^rit et en vérité ; pour se purifier un peuple agréable à Dieu et appliqué aux bonnes œuvres. Toute morale qui ne tend pas à former un tel peuple n'est pas la sienne.

» Rom. XII, 3. — * JoAjf. IV, 23. - liATra. XI. 14.

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