‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 117 sur 399 · SOPHIE, MARIANNE · texte numérisé non relu

SOPHIE, MARIANNE

MARIANNE

Par ma foi, mademoiselle , c'est un coup d^œil charmant que celui d'une fête de village. Ehi mais , qu'avezvous donc? Je vous ai observée pendant la roBte; vous étiez rêveuse, distraite.

SOPHIE

Puisque tu te piques de si bien observer , ma chère Marianne, n'as -tu pas remarqué comme ma bonne maman affectait de nous dire qu'elle n'avait pas de secret, et que je n'étais pour rien dans l'entretien qu'elle a eu avec mon père avant notre départ?

MARIANNE

C'est vrai. A

SOPHIE

J'en ai conclu qu'ils n'avaient de secrets que pour moi, et que c'est de moi qu'ils s'occupent.

MARIANNE

Et de quelle affaire croyez-vous qu'il soit question?

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