ACTE II, SCÈNE VII
SOPHIE
Je ^uis si surprise , si troublée , qu'en vérité la parole me manque» D'après vos discours et ceux de mon père, je m^étais fait une idée. v- J'avais conçu un espoir...; je me suis bien trompée.
MADAME D£RVIG]fT.*
Ah1 voilà comme sont les jeunes filles; elles se pré- * viennent sur-le-champ... Eh bien! quoi? on nous avs^it annoncé un jeune homme doux, timide, modeste : il se trouve qu'il est vif, franc et jovial. Il y a compensation.
SOPHIE
Ah! ma bonne maman; vous êtes bien indulgente.
MADAME BKRVIGITT.
N'es-tu pas un peu trop sévère?
* ' • SOPHIE
Est-ce que vous ne voyez pas déjà en lui un pauvre jeune homme qui ne réfféchit ni avant déparier, ni avant d'agir, un homme sans éducation, qui veut se donner, parfois, un air de bonne compagnie, et un étourdi qui se croit sensible ?
MADAME DERVIGKT.
Elle a de l'esprit, ma petite -fille!.... Il pourrait avoir un meilleur ton; mais s'il a du jugement, un bon cœur.... *